Actualité handicap

Le cinéma accessible aux sourds et aux aveugles avec Starks et Greta

Vivre FM - 22 décembre, 2017 - 18:39

Vous avez acheté un DVD dans le commerce et vous êtes sourd ? Un service va permettre de vous sous-titrer cette œuvre. Téléchargez l’application Starks et vous pourrez trouver des sous-titres. Cet outil allemand en est à ses débuts en France. Actuellement, seuls une vingtaine de films sont actuellement disponibles en français, mais l’offre devrait vite s’étoffer. Starks permet aussi d’utiliser le sous-titrage déjà disponible dans d’autres langues, comme en anglais et en allemand par exemple.

Starks est basé sur la reconnaissance vocale de la bande son du film. Vous devez donc « écouter » un court extrait du film, pour scanner l’empreinte sonore de l’œuvre. L’application va ensuite aller chercher les sous-titres dans une base de données issue des contenus fournis par les distributeurs. Avec Starks, une personne sourde peut se rendre dans un cinéma ordinaire avec ses amis et suivre l’histoire sur l’écran de son iPhone, iPad, iPod touch ou sur son appareil utilisant Android. Cette application permet de regarder un long métrage chez soi à la télévision ou en DVD. Starks est simple d’utilisation et facile à manipuler. Robin Salomon, responsable pour la France de l’application Starks, explique les avantages de l’application : « L’application a été pensée spécialement pour une utilisation dans les cinémas avec une luminosité minimum et une utilisation en mode avion. Vous ne serez pas dérangé pas des sms ou des appels pendant le film. »

Starks a un équivalent pour les aveugles : l’application Greta qui propose l’audio description d’une fiction. Les deux applications sont gratuites, tout comme l’accès aux sous-titres ou à l’audio description. Elles fonctionnent n’importe où, même sans connexion internet.

Vous pouvez proposer vos souhaits de films à sous-titrer aux créateurs de l’application STARKS. Les concepteurs de ces outils travaillent actuellement sur le développement de la base de données des sous-titres et de fichiers d’audiodescription.

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« Une note de mémoire » : quand la musique ravive les souvenirs des malades d’Alzheimer

Vivre FM - 21 décembre, 2017 - 19:00

Echanger, s’exprimer, être écouté : des activités sociales clés pour tout être humain et qui deviennent difficiles avec l’âge, encore plus lorsque la maladie d’Alzheimer, ou des maladies apparentées, qui atteignent les fonctions cognitives, comme la mémoire, le langage ou le raisonnement, s’en mêlent.

La musique, activateur d’émotions et de souvenirs

Un matin par semaine, Jason Durand va à la rencontre d’une personne âgée atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, et lui fait écouter de la musique. Il recueille les réactions de la personne malade à un stade précoce ou intermédiaire, et ses émotions. Petit à petit la confiance s’établit, et la parole se libère : surgissent des moments de bien-être, des témoignages sur les passages importants de la vie, la philosophie ou le sens de celle-ci, comme autant de perles conversationnelles, à ne pas manquer.

« La musique intensifie l’émotion », explique le journaliste d’Une note de mémoire, et chacun réagit à sa façon : certains pleurent (et parfois de joie), d’autres chantent, rient, dansent, remercient, puis tous se racontent. Jason relate qu’un jour, une personne souffrant à un stade avancé de la maladie ne peut répondre à aucune de ses questions, mais en écoutant La Mer, de Charles Trenet, elle se souvient soudain de toutes les paroles.

 

« Do ré ré mi, do la sol, fa mi », Roland, égrène les notes en chantant. « C’est du Gershwin, Rhapsody in Blue », assène-t-il avec assurance. « Ca a été, en grande partie, la manière dont je suis entré dans la musique moderne. Quand j’ai entendu ça, j’ai trouvé ça formidable », se souvient l’octogénaire.

 

A l’origine de l’émission, la relation entre une grand-mère et son petit-fils. Technicien et réalisateur de la radio, Jason Durand réalise un documentaire radiophonique sur sa grand-mère, pour « mieux la connaître » et « immortaliser » son histoire. Passionné de musique, il illustre l’émission de morceaux de musique pour amplifier les émotions.

Une émission inspirée par le documentaire « Alive Inside »

En parallèle, Jason découvre le documentaire Alive Inside : A story of Music and Memory, (« Vivant à l’intérieur : une histoire de musique et de mémoire »), lauréat du festival américain de cinéma indépendant Sundance 2014. Le film raconte l’expérience menée par le neurologue britannique Oliver Sacks, professeur à l’université de Columbia aux Etats-Unis, auprès de personnes souffrant de maladies neurodégénératives. Le médecin étudie les effets de la musique sur la santé et les capacités cognitives des malades. Accueillis en institut médical spécialisé, les patients sont équipés de lecteurs de musique et de casques, et peuvent écouter leurs musiques préférées. Le médecin les suit pendant trois ans.

 

Bande annonce du documentaire « Alive Inside : A story of Music and Memory »

Pour Oliver Sacks, les patients ne sont pas des machines, que l’on soignerait comme tels, organe par organe, en combinant les dosages de plusieurs médicaments. Ils ont besoin d’être stimulés de l’extérieur, comme tout être humain, du nouveau-né à la personne âgée. « La musique a plus de capacité à stimuler le cerveau que tout autre stimulus. Aucun médicament ne fait cela », décrit le professeur. S’adressant directement aux émotions, la musique éveille la personne toute entière. Un exemple marque Jason : celui d’un patient qui ne parlait plus depuis des années. Sous l’effet de la musique, ses yeux s’ouvrent, son regard et son expression s’animent, et il retrouve la parole. Pour Jason Durand, le concept de l’émission Une note de mémoire, est né.


Alive Inside : A story of Music and Memory

Voir le documentaire : https://www.youtube.com/watch?v=-SiP1yVSe5A

Un projet mené avec les équipes soignantes

Jason Durand se déplace en EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) ou en établissement d’accueil de jour, à la rencontre des patients. Les séances d’enregistrement et d’interview sont préparées en amont avec les instituts et leurs équipes soignantes, et intégrées à leurs activités, sous la forme d’ateliers à destination des personnes accueillies ou hébergées. Les soignants identifient les volontaires et préparent avec eux leurs choix musicaux. Le jour de l’interview, la personne rencontrée par Jason est accompagnée par un psychologue ou un art-thérapeute. Après l’intervention, un bilan d’équipe est réalisé.

 

« J’essaye de trouver des petits moments de bonheur, j’ai les auxiliaires de vie, je pense que la vie, c’est rire, j’essaye de trouver des moments drôles », partage Françoise après avoir écouté le Prélude de Bach, une musique qui pour elle « coule comme de l’eau dans une cascade ».

 

Les établissements ayant déjà participé à l’émission Une note de mémoire :

Des bénéfices pour tous

Une note de mémoire bénéficie en tout premier lieu aux personnes atteintes des maladies d’Alzheimer et apparentées : ce projet stimule leurs sens, leurs émotions, et leur permet de retrouver les mots, pour échanger, parler, et vivre des interactions sociales.

 

« C’est bien de pouvoir dire les choses que l’on pense », se libère Micheline, quasi non-voyante, et qui se dit très fatiguée. Elle dit avoir horreur du bruit, mais les violons de l’Adagio pour cordes de Samuel Barber ne la gênent pas, bien au contraire : « On est bien, là, on bavarde un peu, je n’ai aucune idée de l’heure, quelle heure est-il ? »

 

Les familles sont incitées à réengager le dialogue entre générations, et conservent un enregistrement de la personne handicapée. Les soignants retrouvent une image plus positive des personnes accueillies. L’émission est aussi un vecteur de sensibilisation des auditeurs, à la fois pour prendre conscience des difficultés liées à ces maladies, pour les patients, comme pour leur entourage, mais aussi pour réaliser la richesse et l’humanité conservées par les personnes malades.

 

« Même les gens qui ont un handicap, une maladie grave, ont des moments merveilleux » révèle Françoise, ancien médecin cancérologue, à l’écoute de la Fugue n°2, de Jean-Sébastien Bach.

Un joli moment de radio

En effet, s’il n’est pas toujours facile d’écouter les personnes âgées, en particulier celles souffrant de la maladie d’Alzheimer, et d’échanger avec elles au quotidien, l’émission offre soudain un contexte privilégié et inattendu, qui permet aux auditeurs une toute autre qualité d’écoute. Sur le ton du partage ou de la confidence, une proximité s’installe entre l’auditeur et la personne interviewée, dont les réflexions ou commentaires sur la vie, ou sur leurs vies, apportent à l’antenne beaucoup d’émotion et profondeur, et parfois, comme un cadeau, un humour à toute épreuve.

 

Françoise, ancienne danseuse, sur la Cinquième symphonie de Mozart : « En vieillissant, malheureusement, c’est ce qu’on perd le plus, la mémoire, mais j’ai trouvé le système : quand je ne trouve pas directement, je l’envoie à ma mémoire ! J’y travaille un peu, et si on cherche bien, ça revient. »


Une note de mémoire :

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Le bras de fer d’une femme myopathe avec la RIVP

Vivre FM - 21 décembre, 2017 - 17:00

Il n’y a qu’à pousser la porte d’entrée de l’appartement de Mélanie pour se retrouver dans son salon qui est devenue sa chambre. Pas moyen de fermer à clé pour permettre à ceux qui la visitent de rentrer, car son intérieur n’est pas domotisé. A cause de sa myopathie, impossible de se lever pour ouvrir sa porte, aller se laver seule, même allumer la lumière est devenu impossible.

« Je dois laisser ma porte ouverte car je reçois l’infirmier, l’orthophoniste, et d’autres auxiliaires de vie », précise la jeune femme qui ne peut évidemment pas non plus accéder seule au ventilateur de plafond de son appartement. Les moindres gestes du quotidien deviennent problématiques. La cuisine n’est pas aux normes handicapées.  De plus, Mélanie indique ne pas avoir pris une douche chez elle  depuis huit ans. « C’est l’infirmier qui me fait la toilette le matin et le soir ». Pourtant, la RIVP a fait des aménagements en 2011 et 2013. La douche et les toilettes ont été unifiées en une seule pièce. Une porte coulissante a été aménagée. Le tout réalisé sur les conseils d’un ergothérapeute. Selon Mélanie, ce n’est pas suffisant.

Logements «spécialisés » proposés

Pour la RIVP qui est en train d’examiner la faisabilité d’une deuxième vague de travaux concernant l’accessibilité de l’entrée du bâtiment, la pose d’un volet électrique, la solution serait de changer d’appartement. Dans le parc immobilier de la RIVP, il y a bien des ULS, des unités  de logements spécialisés. Selon Tassadit Cadiou, directrice territoriale à la Régie, la RIVP fait son maximum. « On lui en a proposé six dans Paris depuis 2008. Aucun n’a trouvé grâce à ses yeux. Il faut rester raisonnable. Les ULS lui auraient franchement facilité la vie. A l’impossible, nul n’est tenu, je ne connais pas  l’évolution de la maladie de madame mais il faut rester dans les limites du raisonnable », déclare la directrice, interrogée par téléphone.  Mélanie a un autre souvenir de ces visites. Ces appartements même ULS ne correspondraient pas spécifiquement à son handicap : ascenseur trop petit, logement trop exigü, pas de place pour ranger son matériel médical, ses griefs ne manquent pas.  « Et pour mon fauteuil, une fois, on m’a dit de le mettre dans le garage à vélo », rapporte Mélanie.  

La directrice attendue chez Mélanie

La maladie de Mélanie est évolutive donc il y aura toujours une évolution à faire dans son logement. Une réalité dont les services ne semblent pas encore pleinement conscients mais, sollicitée par Vivre Fm, la directrice territoriale de la RIVP s’est engagée à aller se rendre compte personnellement de la situation de la jeune femme. Une rencontre est prévue prochainement.

*prénom d’emprunt  

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Ouverture de l’appel à candidature de la 11ème édition du prestigieux Prix OCIRP Acteurs Économiques & Handicap.

L'AGEFIPH - 20 décembre, 2017 - 16:31
Vous avez jusqu'au 25 février 2018 pour déposer votre dossier de participation !
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L’Apla’jh a atteint les 200 cotisants

Vivre FM - 20 décembre, 2017 - 14:10

L’Apla’jh, (les activités physiques ludiques aquatiques Joker du Handicap) association basée à Noisy-le-Grand, a réussi à atteindre l’objectif fixé de 200 cotisants bienfaiteurs. Lors de l’assemblée générale de samedi 16 décembre, la bonne nouvelle a été annoncée. Depuis deux mois, ses membres avaient lancé une campagne sur les réseaux sociaux afin de recruter de nouveaux cotisants et continuer à fonctionner. Menacée par la diminution drastique des contrats aidés annoncée en juillet dernier par le gouvernement, l’association avait décidé de s’organiser pour augmenter et diversifier ses sources de revenus et ainsi pallier la perte des subsides de l’Etat.  53 personnes souffrant de handicaps résidant sur toute la région parisienne profitent des séances de sport adapté.

La joie des membres et des bénéficiaires

Après plusieurs semaine d’appels à la solidarité, c’est le soulagement du côté de l’équipe. Nathalie Dagnet, la directrice et fondatrice de l’Apla’jh, nous confie sa joie. « Cet appel a été suivi au-delà de nos espérances et ce qui nous plaît encore plus sur le fait qu’on ait réussi à passer la barre des 200 cotisants bienfaiteurs, c’est que les gens continuent de cotiser même si la deadline est passée. Ca veut dire que ce projet et l’équipe qui le mène, les bénéficiaires qui y participent, ont touché beaucoup de monde et que plein de personnes doivent se reconnaître dans cette démarche dynamique. Nos bénéficiaires ont touché beaucoup de monde », explique Nathalie Dagnet, tout sourire tout en se disant fière que l’association ait été soutenue, entre autres, par Vivre FM. 

Evoluer ou mourir

Avec ses 200 cotisants, L’apla’jh peut maintenant prétendre obtenir le statut d’utilité publique. Ils ont présenté leur dossier et attendant la réponse d’ici quatre à six mois. Ce sésame leur permettrait de jouir d’une plus grande autonomie financière. Depuis l’annonce, il y a quelques mois de l’intention du gouvernement de diminuer le nombre des contrats aidés, l’association accusait le coup. « J’ai râlé toute seule dans mon coin de juillet à septembre puis à la rentrée on en a parlé et au bout de deux mois, une de nos bénévoles qui est juriste de formation nous a fait cette proposition de passer d’utilité publique. C’est d’ailleurs elle qui s’est chargée de toute la partie juridique car je n’aurais pas pu le faire seule», se rappelle Nathalie Dagnet. « Sans ces perspectives, l’association ne pourrait pas durer plus de quelques mois », explique Nathalie qui rend hommage à toute son équipe. Beaucoup d’associations ont déjà contacté l’Apla’jh pour se renseigner sur leur démarche, sur leur statut d’intérêt général qui permet de délivrer les reçus fiscaux ainsi que sur les conditions de recrutement des professeurs en activités adaptées. La démarche de cette association fera peut-être des émules puisque nombre d’associations risquent de subir le contrecoup de la réforme des contrats aidés.

 

 

 

 

 

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François Ruffin, député La France Insoumise (LFI), veut plus d'argent pour la psychiatrie

Vivre FM - 20 décembre, 2017 - 12:11

Donner les mêmes moyens aux hôpitaux psychiatriques que ceux alloués aux hôpitaux classiques. C’est ce que souhaite François Ruffin, député La France Insoumise (LFI). Le 6 décembre, l’élu de la 1re circonscription de la Somme a présenté à l’Assemblée nationale la proposition de loi n°473, « relative au financement de l’hôpital psychiatrique ». M. Ruffin part du constat suivant : tandis que le budget des hôpitaux dits « classiques » augmente de 2% par an, celui des hôpitaux psychiatriques stagne. Pis : il serait largement inférieur. 

 

Pour le député, la raison principale de cet écart est dû au régime de financement des budgets, qui diffère selon le type d’hôpital. Si les hôpitaux classiques, placés sous le régime de la T2A, jouissent d’une « tarification à l’activité », les hôpitaux psychiatriques ne bénéficient quant à eux que d’une Dotation Annuelle de Financement (DAF) délivrée par les Agences Régionales de Santé (ARS). Et c’est bien cette dotation qu’il s’agirait d’augmenter. La proposition de loi préconise ainsi d’« indexer la dotation aux hôpitaux psychiatriques sur les budgets des hôpitaux dits classiques ».

 

François Ruffin, qui est aussi journaliste, s'est rendu en immersion à l’hôpital psychiatrique Philippe Pinel à Amiens. Il en tiré un livre [1] où il dénonce le décalage entre les grands principes énoncés par les pouvoirs publics et la réalité des professionnels dans les établissements psychiatriques : « tous les infirmiers, tous les psys de Pinel, le voient nettement, pas la différence, non, mais le faussée, l’océan, entre la jolie théorie des protocoles et le « on-se-débrouille » de leur ordinaire pratique ».

 

Soutenue par plusieurs députés de sensibilités différentes, parmi lesquels le député LR Damien Abad, le centriste Michel Zumkeller, le député Brahim Hammouche (Modem) ou Régis Juanico (La nouvelle gauche), la proposition de loi de M. Ruffin n’a toutefois reçu aucun appui de députés LREM. « Ils ont la consigne de ne soutenir aucun projet de loi venant de l’opposition ». 


[1] Un député à… l’hôpital psychiatrique, Fakir Editions, 6€ 

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What is XML-RPC in WordPress Used For?

handicitoyens.over-blog.com - 23 mai, 2017 - 07:24
XML Remote Procedure Call (XML-RPC) is a simple and portable way to do remote procedure calls using HTTP. What is XML-RPC WordPress implementation? The XML-RPC can actually be used with Perl, Python, C, C++, and Java aside from PHP. We all know the relationship...
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Moi(s) sans tabac : un kit gratuit pour aider à arrêter de fumer

Actualité AIDES - 7 novembre, 2016 - 10:18
Têtière:  Tabac

Inciter les personnes qui fument à arrêter le tabac pendant au moins trente jours, à partir du 1er novembre 2016. C’est le défi collectif lancé par le ministère de la Santé avec l’opération : "Moi(s) sans tabac". Une première en France. Comment cela se passe-t-il ? On vous dit tout.

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Santé sexuelle : un nouveau consensus chez les gays ?

Actualité AIDES - 25 octobre, 2016 - 07:48
Têtière:  ReLOVution

Plus de 120 représentants et acteurs du monde LGBT se sont retrouvés ce week-end près de Roissy. A partir des données scientifiques et des nouveaux enjeux de prévention, les commerçants, militants associatifs, journalistes et experts en santé publique et médecins présents ont débattu afin de changer la donne et mieux travailler ensemble en matière de lutte contre le sida chez les gays. Mathieu Brancourt y était et a assisté aux échanges, qui doivent lancer une "ReLovution" dans la lutte contre le VIH, pour aller vers la fin de l’épidémie. Retour sur la conférence organisée par AIDES. Reportage.

Emmanuel Macron est en marche, la "ReLovution" aussi. Dès l’aube, à l’heure où la campagne du Mesnil-Amelot, qui jouxte l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, reste blanchie par le brouillard et les trainées des avions. Ils sont arrivés très tôt ou la veille. Patrons de saunas, de bars, de boîtes de nuit, coordinateurs de centres associatifs LGBT ou de la lutte contre le sida, responsables de sites Internet de rencontres, médecins généralistes, chercheurs ou encore acteurs et réalisateur de porno gay. De Lyon, Rennes, Marseille, Bordeaux, Niort, même de la Caraïbes ou des Etats-Unis. Une équipe de traducteurs est même dépêchée pour l’occasion. En cette fin octobre, l’association AIDES a voulu convier des acteurs de l’ensemble de la communauté gay et du territoire national et les mettre à la table des discussions pour la fin du sida chez les gays.

application/pdf iconProgramme (PDF) application/pdf iconPourquoi une urgence chez les gays ? (PDF) application/pdf iconRévolution de la prévention : outils, stratégies et limites (PDF) application/pdf iconL’exemple de San Francisco (PDF) application/pdf iconLa nouvelle campagne de Santé Publique France (PDF) application/pdf iconVers Paris sans sida (PDF)

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1 janvier, 1970 - 01:00
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