Actualité handicap
L’Etat et le Téléthon ensemble pour la recherche sur la biothérapie
L’état et l’AFM ont déjà mis 50 millions d’Euros sur la table. Côté Pouvoirs publics, c’est la Caisse des dépôts de consignations qui a mis la main au portefeuille pour la création de ce fonds, en apportant 20 millions. L’association organistraice du Téléthon a de son côté investi 30 millions d'Euros. Avec cette mise de fonds de départ, les deux partenaires espèrent attirer d’autres investisseurs pour lancer ce projet ambitieux. Pendant la conférence de presse de mardi, les dirigeants ont expliqué vouloir "constituer un portefeuille de 12 à 15 partenaires".
Objectif : investir dans les sociétés de biotechnologie émergentes. Le but est avant tout d’aider les start-up du secteur à se développer. Le fonds va donc aider des jeunes entreprises en France et même en Europe.
Avec cette mise de fonds de la Caisse des dépôts, c’est le premier investissement de la banque publique d’investissement (BPI) dans le domaine des biotechnologies. La création de la BPI était une promesse de François Hollande. Le candidat avait souhaité à l’époque créer une structure financière pour investir dans les nouvelles technologies et la recherche de pointe. En choisissant d’investir aux cotés de l’AFM dans le domaine des biotechnologies et des maladies rares, la banque montre l’intérêt des pouvoirs publics pour les recherches financées par le Téléthon. Le directeur général de la BPI, Nicolas Dufourcq, affirme que « la création de ce fonds dédié aux maladies rares est « unique en Europe ».
Les maladies rares sont nombreuses (de 6000 à 8000) et concernent environ 3 millions de personnes.
Accord franco-belge sur l’accueil des personnes handicapées
Lors du Conseil des ministres du 22 mai, Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée chargée des Personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, aprésenté un projet de loi sur l’accueil des personnes handicapées dans la région wallonne en Belgique. Un accord-cadre qui permet l’échange d’informations pour les personnes handicapées françaises recevant des soins en Wallonie. Il sera désormais possible de recenser les personnes qui sont prises en charge hors des frontières françaises et de clarifier la répartition des rôles. Le nouvel accord-cadre présenté met aussi en place des missions d’inspection communes. L’objectif est simple, il vise à assurer un meilleur accompagnement et une prise en charge de qualité pour les personnes en situation de handicap. Il optimise également les réponses actuelles aux besoins médico-sociaux, en facilitant l’utilisation et le partage des moyens humains et matériels. Par ailleurs, ce projet de loi doit favoriser l’échange et le transfert de connaissances et de bonnes pratiques. En Wallonie, on compte environ 6 000 personnes françaises en situation de handicap. Ces dernières sont pour la plupart autistes et polyhandicapées. L’accord-cadre de Marie-Arlette Carlotti fait suite au Rapport Gallez remis à la secrétaire d’état Valérie Létard en novembre 2008. Dans le rapport Gallez, l’objectif est de recenser le nombre de personnes dépendantes françaises en Belgique. actuellement, on dénombre 1575 personnes âgées françaises résidant dans les 106 établissements wallons. Seulement 12 résidents belges sont hébergés en France.
Amateurs de spectacles, rendez-vous le 24 mai à Villeneuve-d'Ascq
Le mois de mai a beau être pluvieux, nous pouvons toujours faire ce qu’il nous plaît. Le festival aura lieu dans les locaux de l’association, à la Ferme Petitprez ainsi que sur les bords du lac du Héron, le tout à Villeneuve-d'Ascq (59). Quanta est un Etablissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT) soutenant des adultes atteints par des troubles psychiques, à travers le théâtre et la cuisine.
Cette 3ème édition du festival « En mai… fais ce qu’il te plaît » est une bonne occasion pour les membres de présenter leur travail à un public. Un grand investissement personnel et une bonne occasion de prendre confiance en soi. Les membres de la troupe de Quanta partiront ensuite pour une tournée mondiale afin de présenter leur spectacle de magie.
Une semaine ouverte à tous
Le ferme Petitprez accueillera également tout un florilège de représentations aux thèmes divers : percussions brésiliennes, clowns et même conteurs. Des ateliers sont organisés pour distraire les enfants. Bref, tout pour contenter petits et grands ! Et pour les moins actifs, le Lac du Héron propose un cadre parfait pour des balades contées, tout en flânerie et rêveries.
Le chef de la ferme et son équipe proposeront à l'ardoise une cuisine du marché, le samedi soir et le dimanche midi, uniquement sur réservation. Le menu de base est à 13 euros. En revanche, le bar restera ouvert tout le week-end.
Réserver votre place pour le Festival est fortement conseillé afin de rendre les représentations de la semaine accessibles à tous. Ce temps de détente ne vous coûtera rien, sauf si vous voulez apporter une petite aide financière à l’association.
Informations pratiques :
Adresse : 7 Chemin du Grand Marais ; 59650 Villeneuve-d'Ascq
Réservation : 03 20 19 07 02
Le programme sur le site : http://www.quanta.asso.fr/festival.html
Arunima Sinha, première femme amputée à gravir l'Everest
Ancienne volleyeuse de haut niveau, Arunima Sinha a gravi les 8.848 mètres de l’Everest, soit le plus haut sommet du monde. Partie lundi soir, son ascension depuis le camp de base de l'Everest, au Népal, a été lente. «Elle a quitté le camp à 18 heures lundi soir et est arrivée au sommet à 10h55 (heure locale) mardi», a annoncé Ang Tshering Sherpa, fondateur d'Asian Trekking, qui a organisé l'expédition. En 2011, elle avait eu la jambe gauche sectionnée par un train alors que des voleurs l'avaient jetée sur les voies. Les médecins avaient dû l'amputer au niveau du genou pour lui sauver la vie. «A cette époque-là, tout le monde s'inquiétait pour moi. J'ai alors réalisé que je devais faire quelque chose dans ma vie pour que les gens arrêtent de me regarder avec pitié», a témoigné Arunima Sinha à une chaîne de télévision indienne avant de partir pour l'Everest. Aujourd’hui munie d’une prothèse, l’Indienne de 26 ans s'inscrit dans la suite de quelques personnes ayant déjà réussi l’exploit de gravir le sommet. Près de 4.000 alpinistes ont gravi l'Everest à la suite d'Edmond Hillary et Tenzing Norgay qui furent les premiers à atteindre le sommet en 1953. La première femme à accéder au sommet fut la Japonaise Junko Tabei en 1975. En 1998, Tom Whittaker, un alpiniste britannique, fut la première personne atteinte d'un handicap à vaincre l'Everest. Il avait été amputé d'un pied à la suite d'un accident de voiture vingt ans plus tôt.
Justice : victoire d'un cascadeur contre Mickey
M. Ravenet était cascadeur en chef au sein du parc d’attractions, chargé de la sécurité sur un numéro de torche humaine. L’accident s’est produit quand une rafale de vent a ramené les flammes sur son visage. Ces flammes ont provoqué des brûlures à la cornée avec destruction du film lacrymal (qui sert de protection contre les agressions virales et bactériennes).
Selon l’ex-employé, l’accident n’aurait jamais eu lieu s’il avait bénéficié des protections adéquates minimales (lunettes, cagoules, gants), que le parc ne fournissait pas à son personnel. A l’audience, l’avocate de Disneyland Paris n’a pas remis en cause la véracité des faits. Elle a simplement estimé qu’ « il n’avait rien à faire là n’étant pas cascadeur… ».
L’ancien cascadeur en chef a reçu une indemnité provisoire de 8000 euros et devra se soumettre à une expertise médicale qui fixera le montant total de son indemnisation. Les avocats de Disneyland Paris disposent d'un délai d'un mois pour faire appel de la condamnation.
D’autres préjudices évoqués par l’ex-employé
M. Ravenet se plaint aussi des conséquences résultant de ses anciennes conditions de travail. Il est handicapé à 50%, victime de trois hernies discales dont une paralysante. « Nous n’avions pas les sièges bacquets correspondant aux dangers auxquels nous étions exposés », explique-t-il. En outre, il a perdu la moitié de son audition car il a travaillé avec une sonorité supérieure à 120 décibels, en violation des normes européennes qui fixent un seuil maximum de 85 décibels.
Le manque d’effectifs accentuait aussi les risques de blessures, en obligeant les cascadeurs à assurer jusqu’à trois rôles dans une seule journée. Les règles strictes de la profession limitent pourtant à un le nombre de rôles pouvant être assuré dans ce laps de temps.
Le cascadeur aurait fait part de ces irrégularités à sa hiérarchie et de son souhait d’user éventuellement de son droit de retrait (« droit le plus élémentaire en matière de sécurité »). Mais selon Europe 1, il se serait vu répondre que « son droit de retrait, c’était de prendre la porte ».
M. Ravenet, aujourd’hui sans emploi, miné par de violentes migraines, est reconnu travailleur handicapé depuis le mois de novembre 2007. Il compte engager d'autres poursuites judiciaires concernant les autres pathologies dont il souffre.
Les Français aiment l'hôpital
Il faut peut-être faire la queue aux urgences, mais on y dépense moins d’argent. Il n’y a aucune obligation d’avancement de frais. 47 % des personnes interrogées estiment que « le fait que l'hôpital soit accessible à tous quel que soit son niveau de revenu » est une valeur fondamentale en France. C'est 9 points de moins qu’en 2010. Le sujet de préoccupation est devenu autre.
Géographique avant tout
Un Français sur trois (35%) s’est rendu aux urgences cette année. Un chiffre qui s’explique par la garantie d’être hospitalisé sur place et de bénéficier en plus d’une palette complète d’examens, tout cela sur un même lieu. L’hôpital public apparait comme un pilier stable en pleine période de désertification de la médecine de ville. « Cette augmentation du besoin d’avoir un hôpital à proximité de son lieu de vie marque une préoccupation majeure des Français face à la problématique croissante des déserts sanitaires et de la raréfaction des professionnels de santé de ville dans les territoires fragilisés », explique dans un communiqué Frédéric Valletoux, président de la FHF.
En 2004, seuls 15% des sondés s’inquiétaient réellement « qu'il y ait toujours un hôpital à proximité, quel que soit son lieu d'habitation ». Ils étaient 29% cette année. L’étude attestait que près d’un Français sur deux ne parvenait pas à trouver de médecin de garde la nuit et/ou pendant le week-end.
Vers une télémédecine de plus en plus présente
Cette question d’accessibilité et d’économie de temps pousse les Français à se tourner vers la télémédecine. 59% des personnes interrogées se disent prêtes à avoir recours aux nouvelles technologies pour diverses obligations médicales : transmission de leurs analyses de laboratoire, prises de sang, imagerie interprétée à distance par un professionnel de santé...
La moitié des sondés (53%) se disent également prêts à recueillir un avis auprès d’un professionnel de santé, en plus de celui de leur médecin traitant, tout cela en passant par le biais du téléphone, d’une visioconférence ou d’un mail. Malgré cela, seuls 37% des Français seraient d’accord pour effectuer un diagnostique médical à distance.
« Ces résultats montrent l’importance de la pédagogie à conduire. La télémédecine peut être une réponse adaptée au développement des maladies chroniques, notamment en zone rurale, si elle s’accompagne d’une nouvelle organisation des soins et d’une plus grande coopération entre les différents professionnels de santé », précise Frédéric Valletoux.
L’étude a été réalisée auprès de 1011 adultes entre le 27 et le 30 mars 2013.
L'accès aux soins médicaux est difficile pour les personnes handicapées mentales
La santé des personnes handicapées mentales est le thème du 23ème congrès de l’Unapei ouvert hier à Marseille. Un congrès qui complète le livre blanc, remis à la ministre de la Santé et des affaires sociales, Marisole Touraine. Dans ce livre, l’Unapei dénonce le manque de coordination des différents acteurs de santé. Pour y remédier, l'association propose à présent une meilleure formation des professionnels des secteurs sanitaires et médico-sociaux. Du côté des aidants familiaux, le problème est le même. Le manque de formation n’est plus accepté par l’Unapei ; pour faire avancer l’accès aux soins aux personnes déficientes mentales, elle demande que des des mesures soient prises.
Des propositions diverses pour changer l'accès aux soins
Le développement d’outils de communication entre le patient et les professionnels de santé est une priorité. Le nombre insuffisant de maisons de santé d'une part et d'hospitalisations à domicile d'autre part, n’est plus acceptable ; il faut créer des équipes mobiles de soins palliatifs. Autre proposition de l'Unapei, la prise en charge de la douleur des patients ; ils ne peuvent pas toujours l’exprimer et repartent des urgences sans grand examen, alors qu’ils souffrent. Présenté aux instances politiques, le livre blanc a un objectif double : faire bouger le gouvernement sur l’accès aux soins, mais aussi la société toute tout entière. Le changement de mentalité, la simplification de l’accès aux soins et l’ouverture d’esprit sont donc les priorités pour l’Unapei.
Emploi : jeunes diplômés handicapés, rendez-vous le 30 mai à La Défense
Le forum est dédié aux candidats de niveau Bac, avec expérience, jusqu’à Bac+5, et se compose de trois espaces. Sur le premier, les candidats pourront rencontrer des recruteurs handi-engagés, qui présenteront des offres d’emploi, de stages ou de contrats en alternance. Les offres concernent la plupart des domaines et corps de métier (banque, bâtiment, industrie, commerce, etc.).
Ils pourront également, dans une deuxième zone, s’ils souhaitent se former à un nouveau métier, demander des informations à des employeurs ou formateurs qui pourront répondre à leurs attentes en leur faisant découvrir des formations, en alternance ou non, en université.
Les candidats auront aussi la possibilité, s’ils le désirent, dans un dernier espace, de demander un soutien dans la recherche d’un travail ou dans l’approche et la construction de projets de carrière. Ils pourront se préparer à des entretiens d’embauche avec des professionnels de l’emploi.
Sera également organisée une table ronde, à la demande des candidats de l’édition 2012, pour répondre aux attentes des personnes en situation de handicap en ce qui concerne une réinsertion professionnelle.
SAP va embaucher un centaine de personnes autistes dans le monde
Une centaine de personnes atteintes d’autisme devrait être embauchées à partir de 2013 par Sap (Systems, Applications and products for data processing). Testeurs de logiciels, programmateurs et spécialistes de l’assurance qualité des données font partie des offres d'emplois à pourvoir. Le groupe a annoncé cette décision dans un communiqué daté du 22 mai dernier. Le géant allemand des logiciels affirme « avoir un avantage compétitif grâce aux talents uniques des autistes ». L’objectif est simple pour SAP. D’ici 2020, les autistes doivent représenter 1% des 65.000 salariés de l’entreprise. Il s’agit d’un chiffre significatif, car il correspond de la population mondiale souffrant d’autisme.
"Les autistes ont augmenté la productivité et sa cohésion dans les domaines clés"
Pour permettre ce nombre important d'embauches, un partenariat mondial a été signé avec Specialisterne, une organisation danoise spécialisée principalement dans l’emploi d’autistes dans les métiers technologiques. SAP souhaite développer ses embauches de façon mondiale. Ce partenariat va permettre d’étendre le recrutement de 2013 aux Etats-Unis, au Canada mais aussi en Allemagne. Aujourd’hui, le groupe allemand ne compte que quelques salariés autistes en Inde et en Irlande. Cependant, le groupe affirme que ces collaborateurs ont « augmenté la productivité de l’équipe et sa cohésion dans les domaines clés ». Il ajoute dans son communiqué que « c’est seulement en employant des gens qui pensent différemment et suscitent l’innovation que SAP est prêt à faire face aux défis du 21ème siècle ». Depuis le début de l’année, cinq postes ont été pourvus en Irlande.
Bacheliers handicapés : le ministère annonce une solution définitive pour l’aménagement des épreuves
Les étudiants handicapés des classes ES, option sciences sociales et politiques, avaient appris il y a quelques semaines que deux épreuves du bac se chevauchaient : celle de langues vivantes 1 et celle de sciences économiques. Même chose pour les étudiants de Sciences et techniques de la gestion (STG), s'agissant des épreuves d’histoire-géographie et de technologie pratique. Mais depuis mercredi 22 mai, une solution définitive a été prise par le cabinet du ministre pour cette année et celles à venir.
La solution annoncée
Le ministère vient de décider d'adopter l'une des solutions évoquées par la Fédérations des Aveugles de France (FAF) pour sortir de cette situation : reporter l’épreuve de Langue vivante 1 au samedi 22 juin. Mais un inconvénient subsiste : les sujets de LV1 seront ceux de rechange, prévu initialement en cas de fuite, faute de temps avant les épreuves pour fabriquer un nouveau sujet. Les prochaines éditions du baccalauréat, quant à elles, auront droit à un sujet à part entière pour les épreuves aménagées pour les personnes en situation de handicap.
Les associations satisfaites
La Fédération des aveugles de France, qui était reçu à la mi-journée au cabinet du ministère de l’Education, est la première à s’être prononcée. Vincent Michel, président de la FAF, déclare : « nous sommes tout d’abord satisfait de l’écoute du ministère et du ministre en personnes, qui a demandé à ses fonctionnaires de travailler rapidement sur la question. Nous sommes ensuite satisfaits du fait que pour la première fois la question des personnes handicapées et des examens est prise en compte de façon générale. Nous sommes très satisfaits de cette décision ».
La chanteuse Michèle Torr se mobilise contre la sclérose en plaque
Le fils de Michèle Torr, Romain Vidal, est atteint d’une sclérose en plaque qui lui a été diagnostiquée il y a six ans. La chanteuse a décidé de fonder avec lui une association pour récolter des fonds et faire connaitre la sclérose en plaque.
La « SEP » est une maladie des nerfs qui affecte les différentes fonctions motrices des organes. Elle évolue par poussées brutales de pertes de mobilité des organes ou de la vue. A l’issue des crises, il est rare qu’on récupère totalement les facultées perdues. Les traitements permettent de retarder la progression de la maladie mais à l’heure actuelle, comme le rappelle la chanteuse, on n’en guérit pas.
Dimanche 21 juillet à 21 heures à l'Enclos de la Charité à Pertuis (84), un concert exceptionnel sera donné par la chanteuse et son ami Hervé Vilard au profit de l’association.
Le handicap en images
Bacheliers handicapés : la fin du cauchemar du calendrier des épreuves
Bonne nouvelle pour les étudiants handicapés des classes ES, option sciences sociales et politiques. Ils avaient appris il y a quelques semaines que leur journée d’examen du 20 juin durerait 9h20, et que deux épreuves se chevauchaient : celle de langue vivante 1 et celle de sciences économiques. Même chose pour les étudiants de Sciences et techniques de la gestion (STG), avec les épreuves d’histoire-géographie et de technologie pratique. Mais depuis vendredi, des solutions sont entrevues.
La situation a été condamnée par le ministre de l’Education, qui a interrogé vendredi les inspecteurs du secondaire et les recteurs, réunis à la Mutualité à Paris : « qui a déjà composé 9h20 ? (…) Et nous, dans notre responsabilité, nous aurions comme unique réponse celle qui m’a été adressée : « on ne sait faire autrement ? » (…) Les étudiants en situation de handicap, dès ce bac, ne composeront pas 9h20 ». Et de proposer un nouvel aménagement, en annonçant que les élèves n’auront pas « plus de 8h d’épreuves par jour ».
Des solutions proposées…
Le ministère a trois possibilités pour sortir de cette situation : suivre le choix initial, c'est-à-dire garder l’emploi du temps prévu et avancer l’horaire de la première épreuve à 7h du matin, ou bien reporter une épreuve un autre jour, le samedi 22 juin. Les principaux concernés, les élèves de ES et de STG, sont un peu plus de 2000 ils seront contactés par les rectorats et auront le choix entre ces deux dates. Mais beaucoup semblent privilégier la première hypothèse cas, s’étant déjà préparés à avoir une journée particulièrement longue pendant la semaine des écrits du bac. Les associations et les syndicats ont déjà dénoncé la situation.
… qui apportent plus ou moins satisfaction
En ce qui concerne la journée d’épreuves de 9h20, Vincent Michel, président de la Fédération des Aveugles de France (FAF), déclare : « Je ne crois pas que les enseignants accepteraient de travailler d’aussi longues journées. Cela montre bien que malgré toutes les belles déclarations d’intention, on ne tient pas compte des élèves handicapés ! ».
Malgré cela, le président de la FAF semble quand même satisfait de la prise de position du ministre de l’Education, qui a enfin parlé de cette problématique, longtemps délaissée par ces prédécesseurs. Il en est de même pour Diane Cabouat, animatrice de la commission scolarisation du Conseil national consultatif des personnes handicapées : « la position catégorique de M. Peillon est très positive, ainsi que son refus d'admettre que « ce n’est pas possible, on ne peut pas faire autrement...C’est encourageant pour la suite ».
Une 3ème solution a été évoquée par le ministère, étaler les épreuves sur juin et septembre ; ce que dénonce fortement la FAF. Et pour cause : les épreuves de septembre tomberaient pendant la semaine de rattrapage, ce qui laisserait peu de temps aux étudiants en situation de handicap pour se reposer pendant les vacances d’été, pour préparer leur formation post-bac ou se consacrer à trouver un logement universitaire correspondant à leurs attentes et leur besoin.
Reste au ministère de l’Education nationale à trouver une solution en accord avec la FAF, reçue demain dans le cabinet de Vincent Peillon.
Réduisez les risques d’allergies de votre bébé en suçant sa tétine !
Parents, il est temps de vous remettre à la totote ! Selon une étude suédoise publiée le 6 mai dernier dans la revue scientifique Pediatrics, ce geste pourrait aider votre bambin. En effet, cette méthode permettrait aux enfants de développer moins d'allergies, d’asthme ou d’eczéma. Comment est-ce possible ? Il est connu que confronter son bébé au dur monde extérieur l’aide à mieux préparer son corps aux virus, bactéries ou acariens.
En clair, il faudrait le laisser manger du sable… La salive des parents agit exactement de la même manière. Elle contient des microbes qui, transmis à petites doses au travers de la tétine, permettent d’habituer l’organisme de l’enfant à mieux leurs résister.
Non à la surprotection
Cette étude renforce donc une idée de plus en plus en vogue : trop aseptiser l’univers du bébé lui est nuisible sur le long terme. Cela ralentirait le développement de son système immunitaire. Il aura donc une santé moins résistante par la suite. La recherche a été effectuée sur 184 nouveau-nés. Leurs parents étaient tous victimes d’allergies.
Parmi tous ces nourrissons, 123 possédaient des tétines, et pour 65 d'entre eux, les parents nettoyaient la sucette avec leur bouche. Les scientifiques ont constaté 18 mois plus tard que ces 65 bébés avaient un risque d'allergies, d’asthme et d’eczéma diminué.
Cependant d'autres médecins mettent en garde contre cette pratique. Ce « manque d’hygiène » peut également causer de l’herpès ou même des carries dentaires.
Pistorius renonce à la compétition en 2013
Oscar Pistoruis, le plus célèbre champion handisport ne sera sur aucune ligne de départ cette année. Lundi matin, l’agent de l’athlète, Peet Van Zyl, a en effet annoncé que le sportif paralympique de 26 ans, ne participera pas aux Mondiaux de Moscou et aux championnats IPC à Lyon, qui se tiendront respectivement en août et du 19 au 28 juillet prochain. Depuis son implication dans l’affaire du meurtre de sa compagne en février 2013, Oscar Pistorius a été libéré sous caution grâce à la décision de la cour de Petroria. S’il souhaitait participer aux différentes compétitions, le sportif pourrait cependant demander la restitution de son passeport auprès du juge. En effet, avec la libération sous caution, l'athlète a le droit de voyager et donc de s’entraîner en vue des différentes compétitions.
"Il doit se concentrer sur son procès"
Cependant, l’agent d’Oscar Pistorius affirme que celui-ci n’est pas « prêt physiquement et psychologiquement », et ajoute « qu’il doit se concentrer sur son procès ». Peet Van Zyl précise également qu'O. Pistorius « a reporté toutes ses participations aux compétitions, dès le début de la procédure en février », alors que le sportif avait annoncé vouloir participer à certaines courses. Cette déclaration a lieu deux semaines avant le retour devant la justice d’Oscar Pistorius. Ce dernier est accusé d’avoir tué le 14 février, jour de la Saint-Valentin, sa compagne Reeva Steenkamp, un mannequin de 29 ans. La justice l’accuse de meurtre avec préméditation, alors que le coureur affirme avoir tué son amie en pleine nuit par erreur la prenant pour un cambrioleur. Cette affaire est un tournant dans la vie d’Oscar Pistorius qui avait suscité l’admiration du public lors de sa participation aux jeux olympiques de Londres. Il avait été le premier sportif handicapé de l’histoire à concourir avec les valides.
La réussite d’un cancre, par Daniel Picouly
Homme de théâtre, animateur télé, professeur d’économie, écrivain, et même scénariste… Daniel Picouly est un personnage aux casquettes multiples. Souriant, il déballe ses idées et convictions à un rythme effréné, la diction toujours parfaite. Les rides n’ont pas épargné ce natif post-guerre mondiale ayant vu le jour en 1948. Mais les cheveux poivre et sel qu’il porte courts depuis des années ne reflètent pas ses 67 ans.
Le fond de commerce de ce monsieur ? Son passé de cancre, qu’il a surmonté. Il venait d’une cité de Seine-Saint-Denis, il était le 11ème d’une fratrie de 13 enfants, et en plus il était dyslexique. Avec le regard actuel, la vie avait plutôt mal commencé pour Daniel Picouly. Sans même de baccalauréat en poche, il obtient un diplôme de comptabilité (BSEC) et atterrit à Dauphine. Là, il entame une maîtrise de gestion.
« Je sais que j’ai eu de la chance. J’ai vécu pendant les "Trente Glorieuses", c'est-à-dire une époque où on m’a donné ma chance. On donnait sa chance à des gens issus de milieux sociaux défavorisés », nous confie l’enfant d’une ancienne cité aujourd’hui rasée. Il débute même un doctorat, mais la mort de son père le force à arrêter ses études.
L’écriture avant tout
Commence alors sa carrière de professeur, qu’il pratique en même temps que sa passion : l’écriture. L’homme sort son premier livre en 1991, La Lumière de Fous, jugé bien trop « noir » par la critique. La célébrité fait irruption dans sa vie en 1996, lorsque son premier roman autobiographique Le Champ de personne paraît chez Flammarion et obtient le Prix des Lectrices de ELLE.
Quatre années plus tard, il reçoit le prix Renaudot pour L’Enfant Léopard. Cette deuxième récompense l’encourage à interrompre sa carrière d’enseignant pour se consacrer pleinement à l’écriture. Un comble pour ce dyslexique. Mais son exemple n’est pas si isolé, surtout pour un enfant des Trente Glorieuses : « Je savais que si j’allais à l’école j’aurais un travail. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Moi, j’ai passé 25 ans de mon existence à le dire, du temps où j’étais professeur. Aujourd’hui, aucun enseignant ne peut dire ça. Cela ferait de lui un escroc et un menteur ».
Mais une petite place pour la télévision
Ses succès littéraires lui ouvrent la porte de l’audiovisuel. A partir de 2002, il crée l’émission culturelle et littéraire Tropismes, sur la chaîne de télévision RFO. Le succès est tel que l’homme est recruté en 2005 par France Télévision pour présenter un magazine portant son nom, Café Picouly.
Malgré des audiences moyennes et de multiples remaniements, l’émission culturelle ne s’arrête qu’en 2011, suite à la crise qui touche l’industrie française des médias. Juste après, Daniel Picouly lance Le monde vu par..., un entretien hebdomadaire de 26 minutes avec une personnalité politique, diffusé sur France Ô.
« J’ai une fille de 15 ans. Je sais que ce sera bien plus compliqué pour elle, même si elle ne vient pas du même milieu social que moi »
Depuis 2012, l’homme aux casquettes multiples se produit au théâtre, dans un « seul en scène ». Le nom de sa pièce nous révèle clairement son contenu : « La faute d’orthographe est ma langue maternelle ». La tournée nationale qu’il effectue vise à redonner espoir à ceux qui pensent ne rien avoir à faire à l’école. Pour Daniel Picouly, l’enfant en difficulté ne doit pas abandonner. Si lui-même n’avait pas redoublé d’efforts il y a un demi-siècle, il ne serait pas là où il est aujourd’hui.
Mais il en a conscience, les choses ont changé. La crise pétrolière a entaché le « Liberté, Egalité, Fraternité » à la française. Qu’importe d’où les jeunes de la génération Y viennent, ils trimeront bien plus que leurs aînés pour assurer leur avenir professionnel. « J’ai une fille de 15 ans. Je sais que ce sera bien plus compliqué pour elle, même si elle ne vient pas du même milieu social que moi. Je le vois, et ce sera pareil pour tous ses amis », nous confie Daniel Picouly. Sa mission de « donner espoir », il la considère comme un devoir.
Et un même regret le hante de plus en plus depuis quelques années : l’inégalité des chances en France. Tous les jeunes ont beau galérer, certains restent toujours privilégiés par rapport à d’autres. « La France produira toujours des élites. C’est juste dommage qu’elles viennent toutes du même endroit ».
Handicap : comment payer moins d’impôts ?
Pour être franc et direct, en ce qui concerne les personnes en situation de handicap, il n’y a aucune astuce pour payer moins d’impôts, il n’y a que des conditions à respecter. Le formulaire de déclaration de revenus est le même pour tout le monde, pas d’exceptions à la règle. Néanmoins, des possibilités pour payer moins existent, les voici :
Les parts supplémentaires
Le calcul de l’impôt sur le revenu s’effectue en déterminant le quotient familial, qui s’obtient en divisant le revenu global net par le nombre de parts. Plus le nombre de parts est élevé, donc, moins le montant de l’impôt est élevé, et moins vous payez d’impôts.
Et, chose intéressante pour les personnes handicapées ou pour les familles qui en ont la charge, le handicap donne droit à des parts supplémentaires : 1,5 part supplémentaire pour toute personne célibataire, mariée, pacsée, veuve ou divorcée, et titulaire, selon le cas : d’une rente pour accident du travail d’au moins 40 % ; d’une carte d’invalidité pour une incapacité d’au moins 80 % ; d’une pension alimentaire pour une incapacité d’au moins 40 % ; d’une carte de combattant ou d’une pension militaire d’invalidité ou de victime de guerre - pour celles nées avant le 1er janvier 1938) ; ou bien pour toute personne titulaire d’une pension de veuve de guerre.
Si vous avez à votre charge un enfant handicapé titulaire d’une carte d’invalidité pour une capacité d’au moins 80 %, vous bénéficiez d’une part supplémentaire ou d'1/2 part pour un enfant en résidence alternée.
Si vous avez une personne handicapée à charge, autre que votre conjoint, qu’elle soit de votre famille ou non et qu’elle est titulaire d’une carte d’invalidité pour une incapacité d’au moins 80 %, vous bénéficiez d’1,5 part supplémentaire. Les parts supplémentaires sont à mentionner sur la feuille d’impôt page 2, colonne de gauche. Pour les enfants handicapés à charge, une case est à compléter page 2, colonne de droite, alinéa C.
Les crédits d’impôt
Vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt en faveur de l’aide aux personnes si vous avez effectué dans votre habitation principale l’année dernière des dépenses d’acquisition d’équipements spécialement conçus pour les personnes âgées ou handicapées et des dépenses au titre de la réalisation de travaux de prévention des risques technologiques. Mais, attention ! Les dépenses d’acquisition d’ascenseurs électriques à traction, réalisées après le 1er janvier 2012, n’ouvrent plus droit au crédit d’impôt, sauf si les dépenses ont été engagées avant cette date. Il existe également un crédit d’impôt pour favoriser la mobilité des chômeurs de longue durée ou des salariés pendant leur emploi et un crédit d’impôt relatif aux intérêts d’emprunt pour l’acquisition de l’habitation principale. Les crédits d’impôt sont à mentionner page 4, alinéa 7.
Les allègements fiscaux en faveur des personnes handicapées
Ne sont pas à inclure dans le revenu soumis à l’impôt sur le revenu : les prestations familiales légales (allocations familiales, allocations de logement, allocation de l’enfant handicapé) ;l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ; la prestation de compensation du handicap (PCH) ; les autres allocations d’aides sociales (complémentaires, majorations d’aide à la vie, etc.) ; les pensions des victimes civiles ou militaires de la guerre ; la majoration pour tierce personne versée aux pensionnés d’invalidité de troisième catégorie, et les indemnités journalières et rentes versées aux victimes d’accident du travail. Si vous êtes concernés par une de ces catégories, les sommes que vous percevez ne sont pas imposables.
Autres réductions d’impôts
À cette liste peuvent s’ajouter : le contrat d’épargne-handicap (un contrat d’assurance souscrit au bénéfice d'une personne handicapée) ; les dépenses d’accueil dans un établissement pour personnes âgées dépendantes ; les frais de scolarisation d’un enfant à charge ; les rentes survies et l’emploi d’un salarié à domicile (pour les personnes travaillant au domicile de personnes handicapées). Ces réductions d’impôt sont à remplir page 4, alinéa 7.
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la documentation du service des impôts à cet URL : http://www2.impots.gouv.fr/documentation/2013/depliants_pratiques/page/depliants.htm ou appeler « impôt service » au 0810.46.76.87 (prix d'un appel local), joignable du lundi au vendredi de 8h à 22h et le samedi de 9h à 19h.
Remise des prix du concours TousHanScène : le verdict
Soirée festive dans les bâtiments de GDF Suez. Il est 18h30 lorsque Christian Grapin, président de l’association Tremplin, ouvre les festivités en commençant par expliquer pourquoi avoir lancé ce premier challenge TousHanScène.
A suivi une présentation des douze équipes ayant participé à la réalisation des courts-métrages, des représentants des écoles et du jury, composé de plusieurs entreprises partenaires qui ont soutenu le projet.
Et les grands vainqueurs sont…
Pour cette première édition du challenge TousHanScène, 4 prix étaient décernés : le prix de la meilleure vidéo, remis au groupe Sensi-handicap de l’EM Grenoble ; le prix de la meilleure initiative décerné au groupe EM Strasbourg in Motion, de l’EM de Strasbourg ; le prix spécial du jury et le prix du public, attribués à l’équipe TousHanStaps, de l’université de Bordeaux 2, filière Staps.
Des récompenses à la hauteur de l’événement, puisque les vainqueurs remportaient une visite de la Cité du cinéma, des places de cinéma gratuites pendant un an ou la possibilité d’assister à un tournage de film ou d’émission, entre autres.
Une nouvelle édition déjà prévue
Christian Grapin l’affirme, il y aura bien une deuxième édition « à la demande générale ». Et de préciser : « nous allons lancer la deuxième édition pour la rentrée universitaire, vers fin septembre ou début octobre ».
Une première édition qui a eu du succès et une deuxième qui devrait en avoir autant. Toutes les vidéos sont disponibles sur le site http://www.toushanscene.fr/#, ou sur la chaîne Youtube de l’association Tremplin http://www.youtube.com/user/tremplinhandicap.
Fermeture des urgences à l’Hôtel-Dieu
Cette fermeture s’inscrit dans un projet plus large décidé sous le gouvernement précédant en septembre 2010. Les services seront réorientés progressivement vers d’autres établissements médicaux parisiens. L’ancien hôpital sera remplacé par un centre d’accueil et de consultation regroupant plusieurs départements médicaux. Il sera ouvert 24h sur 24, sans rendez-vous… et sans lits.
L’unité médico-judiciaire sera maintenue et les locaux accueilleront les bureaux du siège de l’AP-HP. Le siège actuel est situé dans un immeuble du 4ème arrondissement de Paris, avenue Victoria. Il sera vendu afin de financer le centre de santé, sans peser sur les comptes de l’assistance publique.
Un pavé dans la mare
A la question de savoir si l’Hôtel-Dieu de Paris risque d’être transformé en hôtel de luxe à l’image de celui de Lyon, Mme Faugère répond qu’il n’en est pas question : « ce sera un hôpital, mais autour d’une nouvelle offre. », assure-elle.
Les opposants au projet arguent qu’un hôpital sans lit n’est pas un véritable hôpital, mais un dispensaire. L’annonce de cette transformation provoque beaucoup d’émoi dans le milieu politique et chez les professionnels de santé. En particulier la CGT, qui a souvent manifesté contre le projet depuis sa première annonce. En réponse, elle appelle à une nouvelle manifestation pour la santé le 15 juin prochain à Paris.
« […] une politique aveugle qui pourrait avoir des conséquences dramatiques sur l'ensemble des services d'urgences de la capitale et sur la population par ricochet »
Quatres urgentistes, les docteurs Gérald Kierzek, (Hôtel-Dieu) Patrick Pelloux, Christophe Prudhomme et Pierre Taboulet, avaient écrit à Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, le 24 février dernier. « La menace de fermeture de l’Hôtel-Dieu est emblématique d’une politique aveugle qui pourrait avoir des conséquences dramatiques sur l'ensemble des services d'urgences de la capitale et sur la population par ricochet », affirment les médecins dans la lettre.
Ils dénonçaient également dans ce courrier « une situation déjà ingérable ». En effet, les services d’Urgences accueillent quatre fois plus de patients que ne le permet la situation. Les équipes médicales et paramédicales clament leur épuisement et des milliers de patients sont transférés dans le privé faute de places. Les auteurs de la lettre mettent également en cause un important et paradoxal gaspillage économique. Ils rappellent que le service des Urgences de l’Hôtel-Dieu avait été totalement remis à neuf il y a quelques années, pour un coût total de 4,3 millions d’euros.
Des intentions remises en causes
La directrice générale de l’AP-HP assure pourtant que les urgences de l’Hôtel-Dieu sont trop vétustes et obsolètes. Elles ne permettraient pas de garantir la sécurité des patients ainsi que des soins de qualité sur le long terme.
« […] ce n’était plus un hôpital rentable » ajoute Mireille Faugère. Les opposants au projet accusent le gouvernement de réduire les dépenses publiques au profit de l’expansion de l’industrie privée.
Le secteur de la santé est effectivement porteur, puisqu’il est l’un des rares à afficher une croissance en très forte hausse en cette période de crise, avoisinant les 14%.
Code de la route : une convention signée pour les personnes souffrant de troubles des apprentissages
Les modalités actuelles de l’examen du code de la route posent des difficultés spécifiques aux personnes souffrant de troubles des apprentissages.
Pour pallier le handicap de certains candidats, des aménagements sont mis en place. Un temps plus long sera accordé pour l’examen des diapositives et l’inspecteur du permis de conduire pourra lire à voix haute, si nécessaire, les questionnaires soumis aux candidats.
La préfecture devra organiser, dans un délai de trois mois après l’enregistrement de la demande, une session spécifique où les personnes souffrant de troubles du langage passeront l’examen avec les personnes sourdes et malentendantes.
Un alignement sur les aménagements prévus par l'Education nationale
Les conditions requises pour bénéficier de ces aménagements sont assez simples à remplir.
La personne doit avoir une reconnaissance da la qualité de travailleur handicapé (RQTH). Elle peut également avoir fait reconnaître son handicap auprès des MDPH, ou pouvoir présenter un simple certificat médical de moins de six mois qui atteste d’un trouble du langage ou de l’acquisition de la coordination.
Elle peut aussi justifier du fait d’avoir bénéficié d’aménagements aux épreuves nationales de l’Education nationale au titre des troubles de l’apprentissage.
La convention reconnaît également une expertise aux associations dédiées aux handicaps liés à une dyslexie, une dysphasie ou une dyspraxie. Elle est signée pour trois ans et fera l'objet, dans les semaines à venir, d'une circulaire du ministère des transports.




