Insertion professionnelle

Puisque l’insertion d’une personne en situation de handicap dans le monde du travail commence dès l’école. Nous avons choisi ici d’évoquer de son insertion sociale depuis la plus tendre enfance jusqu’au monde du travail.

Insertion du jeune handicapé dans le monde du travail

Afin de réussir l’insertion d’un jeune en situation de handicap, il est important de veiller à ce qu’il n’y ait pas de rupture entre la sortie de l’école et l’entrée dans le monde du travail. La première démarche apparaît évidente il faut aider dès son plus jeune âge la personne concernée à l’acceptation de son handicap. Or aujourd’hui encore, l’Education nationale éprouve des difficultés à prendre en charge ces élèves. Si le handicap est suffisamment repéré et identifié tôt, le jeune peut avoir l’espoir d’une intégration sociale à travers les bancs de l’école notamment par la mise à disposition de supports pédagogiques adaptés. C’est pour cela qu’il faut sans cesse informer et sensibiliser le corps enseignant à l’accueil de jeunes handicapés.

La question de l’apprentissage

La situation d’apprentissage constitue une solution favorable à l’intégration professionnelle des jeunes handicapés. Toutefois, il faut savoir que la famille s’expose ainsi à la privation des allocations. C’est sans compter les aménagements existants :

  • Remise à niveau et/ou accompagnement renforcé pour la recherche d’un contrat.
  • Aménagements pédagogiques ou enseignement à distance possibles.
  • Adaptation des conditions et du déroulement des examens.
  • Possibilité de tutorat.

L’apprentissage s’avère un excellent choix, en effet cela permet d’obtenir des diplômes reconnus de l’enseignement professionnel allant du CAP au Master. De plus l’apprenti devient salarié et donc bénéficie d’une rémunération, de congés payés, de la sécurité sociale, de cotisations retraites… Ainsi l’apprenti a davantage de chances d’accéder à un emploi.

Mais afin que la personne en situation de handicap choisisse cette voie c’est toute l’orientation qui est à repenser. Aussi on réfléchit actuellement à une orientation scolaire et professionnelle qui se ferait beaucoup plus tôt. Car permettre à un jeune handicapé de réussir son orientation, cela signifie l’accompagner dans l’élaboration d’un choix professionnel qui soit compatible avec les compétences, le handicap et les réalités économiques. C’est dans cette optique qu’a été créé le Contrat d’apprentissage aménagé. Ce contrat destiné aux jeunes en situation de handicap, propose les mêmes avantages que le contrat classique, à savoir une rémunération en pourcentage du SMIC, variable selon son âge et sa progression dans le ou les cycles de formation. Mais attention seules les personnes reconnues handicapées par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) peuvent y avoir accès.

A savoir : La limite est fixée à 25 ans. La durée d’un contrat d’apprentissage varie, selon la qualification préparée, entre 1 et 3 ans, sous réserve de la possibilité de conclure des contrats pour une durée réduite comprise entre 6 mois et un an. La durée maximale de 3 ans peut être portée à 4 ans lorsque la qualité de travailleur handicapé est reconnue à l’apprenti.

Apprentissage et aides aux employeurs

Une prime de l’Etat est octroyée aux employeurs en plus des primes accordées pour un contrat d’apprentissage classique. Cette prime équivaut à un montant de 520 fois le SMIC horaire brut applicable au premier jour du mois de juillet compris dans la première année d’apprentissage. Cette prime versée en deux fois, à l’issue de la 1ère et de la 2e année d’apprentissage. L’employeur a également accès à des aides de l’AGEFIPH, à savoir: subvention forfaitaires, aides à la formation du tuteur, à l’accessibilité des lieux de travail, à l’aménagement des situations de travail… Enfin, à l’issue du contrat d’apprentissage, si l’employeur conclut avec le jeune un contrat à durée indéterminée ou déterminée d’au moins 12 mois, l’AGEFIPH peut lui verser une prime à l’insertion de 1 600 euros.

Les aides spécifiques pour les apprentis

L’AGEFIPH peut accorder au jeune : Une subvention forfaitaire de 1 700 euros peut être attribuée si la durée du contrat d’apprentissage est d’au moins 6 mois et si l’apprenti n’a pas déjà bénéficié d’une prime à l’insertion. Cette subvention, non renouvelable, est portée à 3 400 euros pour les apprentis de 45 ans et plus si le contrat d’apprentissage atteint ou dépasse une durée de 12 mois. Il faut noter également une prise en charge des frais liés à la compensation du handicap. De même les CFA peuvent bénéficier d’aides spécifiques attribuées par l’AGEFIPH. Ces aides permettent d’organiser au sein même du CFA l’accueil et l’intégration des jeunes handicapés mais aussi l’adaptation des supports pédagogiques et des contenus de formation.

Insertion professionnel en milieu ordinaire

Si le travailleur handicapé ne travaille pas dans un milieu adapté, il peut au titre des lois qui lui sont favorables, travailler en milieu ordinaire (6 % des effectifs d’une entreprise doit en effet être handicapés). De plus les personnes en situation de handicapé font partie des publics prioritaires ont donc un accès privilégié aux contrats aidés. Pour favoriser l’insertion des personnes en situationde handicap dans le monde de l’entreprise, le gouvernement a mis en place des aides destinées aux employeurs. L’aide est versée trimestriellement à l’employeur, par l’Agéfiph.

Aménagement des postes de travail

Insérer professionnellement une personne en situation de handicap c’est aussi adapter l’entreprise, ses machines ou ses outillages à son handicap. L’aménagement de postes de travail, l’équipement individuel, et les accès aux lieux de travail peuvent être ainsi financés en partie par l’Etat. Pour cela il faut faire sa demande au préfet du département où est situé l’établissement, accompagnée d’une description technique du projet et d’un devis estimatif ainsi que de l’avis du Comité d’Hygiène et de Sécurité et des Conditions de Travail.

La charte de l’insertion professionnelle des personnes handicapées

Afin que les entreprises œuvrent en faveur de démarches pour l’insertion des personnes en situation de handicap il a été imaginé une charte professionnelle.

Les entreprises signataires s’engagent à

  • Poursuivre leurs efforts dans l’intégration des travailleurs handicapés quelle que soit leur déficience. Et d’intégrer la notion du handicap dans la stratégie de l’entreprise.
  • Participer à l’évolution de la représentation collective du handicap dans l’entreprise dans un premier temps et ensuite dans la société en général.
  • Mettre en œuvre une logique consacrée à l’insertion professionnelle des personnes handicapées.

Aussi on mettra l’accent sur différents moyens, en particulier :

  • L’accessibilité.
  • La formation.
  • L’échange.