L’entretien d’embauche

Votre CV a intéressé un recruteur, reste une étape décisive à franchir : l’entretien. Toutefois avant d’évoquer l’entretien classique, nous allons tout d’abord parler de l’entretien téléphonique, car il fait partie intégrante des méthodes de recrutement aujourd’hui. En effet il fait office de présélection : une dizaine de minutes qui décideront de votre avenir professionnel.

L’entretien téléphonique

 
Les thèmes types abordés
  • La disponibilité.
  • La mobilité géographique.
  • Les prétentions salariales.
  • L’expression orale.
  • Le niveau linguistique.
  • La compréhension du poste.
  • La connaissance de l’entreprise.

Tout dépendra ensuite de la nature du poste proposé, en effet afin d’affiner ses recherches le recruteur pourra vous demander par exemple quel est votre niveau en langues étrangères ou bien quelles sont vos ambitions professionnelles.

Se préparer avant l’entretien

Tout comme lors d’un entretien classique, vous aurez à vous organiser un minimum. Notamment en élaborant des fiches entreprises contenant des informations claires et concises afin de n’être pas pris au dépourvu le jour j. L’entreprise ne vous informera pas de son appel, par ailleurs si vous vous ne sentez pas en condition, n’hésitez pas à demander que l’on reporte l’entretien.

Le jour de l’entretien

Faites le choix d’un endroit calme où vous êtes sûr de ne pas être dérangé, munissez-vous d’un stylo, d’un bloc-notes, d’un agenda, de votre CV et d’une lettre de motivation.

Pendant l’entretien

Tout d’abord, faites en sorte d’être détendu ! ZEN, vous ne prenez pas le train ! Articulez, parlez lentement et surtout soyez à l’écoute. Une étourderie pourrait vous porter préjudice. Une question vous échappe, demandez au recruteur de vous la reposer. Vous devez être capable de parler de votre parcours clairement, et même si cela vous concerne, vous devez le faire avec détachement, en toute objectivité. Quand le recruteur en aura fini avec ses questions, il vous demandera surement si vous avez à votre tour des questions à lui poser. Il est préférable de ne pas aborder la question de la rémunération. En revanche vous pouvez poser des questions sur le fonctionnement de l’entreprise : horaires, organisation de l’espace… le recruteur appréciera sans doute cette forme d’implication. Enfin quand l’entretien touchera à sa fin, n’hésitez pas à aborder l’étape suivante, à savoir " qui rappelle qui ?". Si vous n’avez toujours pas de nouvelles une fois le délai dépassé, vous pouvez relancer le recruteur par mail, en choisissant les bons arguments, évidemment.  

L’entretien d’embauche

 

Préparer son entretien

Cette étape est capitale, rien ne doit y être laissé au hasard, il vous faut une préparation de choc, aussi bien physique que mentale. Tout d’abord il est important de consacrer environ 3 heures à la préparation de l’entretien. Au calme, vous constituerez des fiches que vous réviserez par la suite. Les premiers éléments que doivent contenir ces fiches concernent l’entreprise. Vous devez vous être renseigné sur son activité, ses effectifs, son chiffre d’affaires, sa date de création puis les produits ou services proposés. Pour ça rien de tel qu’une séance de surf sur leur site vitrine. Une fois cette étape franchie, vous vous concentrerez sur l’annonce. Sur les qualités demandées, notez les éléments qui vous semblent pertinents, notamment concernant le profil de la personne recherché.

Etape suivante : Analysez !

Faites le lien de votre CV et de votre lettre avec l’annonce. Cela vous permettra de préparer vos arguments. Notez les atouts que vous pensez détenir pour ce poste, mais aussi les inconvénients ! Vous n’êtes pas parfait, et il plaira au recruteur que vous sachiez reconnaître vos défauts, prenez garde cependant à ne pas trop en dire ! Sachez jauger votre argumentation. Listez vos expériences et les leçons que vous en avez tirées, aussi bien d’un point de vue professionnel qu’humain.

Pour vous aider, voici les questions que les recruteurs posent généralement :

1- Quel est votre parcours ?

2- Pourquoi avoir fait ces choix d’études ?

Cette question est à traiter en priorité, notamment si votre formation ne correspond pas au poste, vous devez être capable d’expliquer en quoi vous vous sentez apte à relever le défi. Cependant si vous êtes jeune diplômé prenez garde à assumer dans tous les cas de figure vos choix de filière. Si pas exemple vous avez suivi des cours de lettres à l’Université et que vous pensez que cela n’a pas servi à pas grand-chose, ne gardez que le positif. Dans ce cas-là : vos aptitudes en orthographe, votre culture, votre plume et votre créativité. Si votre diplôme n’est peu voire pas reconnu, sachez le mettre en avant en évoquant ses points forts selon vous. Insistez sur les aspects qui pourraient intéresser le recruteur, et particulièrement les aspects professionnels.

3- Décrivez votre personnalité.

Le recruteur viendra à vous questionner sur vos relations sociales. Non pas que le recruteur s’y intéresse, mais cet aspect s’avère significatif quand à vos comportements en société. Le recruteur cherchera à savoir si vous pouvez intégrer une équipe.

Les questions relatives au poste à pourvoir

1- Que pouvez-vous nous dire sur l’entreprise ?

2- Comment imaginez-vous votre poste ?

3- Pourquoi ce métier ?

Vos réponses doivent témoigner de l’intérêt que vous portez au poste. Et pour y répondre, une bonne documentation s’avère nécessaire.

Les questions pièges 

Parfois les recruteurs vous amèneront là où vous ne les attendez pas ! Vous devez rester néanmoins calme, même si certaines questions ont été posées afin de vous déstabiliser. C’est à ce moment là qu’il vous faudra contenir votre stress.

Ces questions peuvent être multiples, en voici quelques unes :

1- Pourquoi avoir fait le choix de cette filière ?

- Nous avons reçu beaucoup de candidats, en quoi feriez-vous la différence ?

- Quelle place accordez-vous à la famille ?

Soyez sincère dans vos réponses, si vous êtes célibataire, ne dites pas que vous comptez vous consacrer pleinement au travail, cela paraitra suspect !

La gestuelle lors de l’entretien d’embauche

Vous agitez nerveusement votre jambe, vous remettez systématiquement vos cheveux derrière vos oreilles, vous tremblez, vous ne cessez de tripoter votre stylo, ou pire vous regardez votre montre ? Attention les recruteurs sont à l’affut du moindre détail qui pourrait trahir un aspect de votre personnalité. Lorsque vous serez face à votre recruteur, regardez le droit dans les yeux, tendez lui la main et serrez lui-là franchement, une poignée de main mollassonne n’est pas la bienvenue. Soyez poli, souriant lorsque vous adresserez vos salutations. Ceci est valable par ailleurs tout le long de l’entretien : souriez mais pas trop, regardez en face toujours ! Ne vous asseyez que lorsqu’on vous le suggérera, installez-vous bien droit sur votre siège, ni trop en avant ni trop en arrière. Si vous êtes assis sur le rebord cela peut signifier que vous êtes prêt à partir, si vous êtes trop en arrière, il se peut que vous vous avachissiez.

Idéalement il faut se tenir droit légèrement penché de manière à être communicatif envers le recruteur, il faut que vous l’invitiez à la discussion. N’envahissez pas pour autant votre interlocuteur lorsque vous prendrez la parole, veillez à établir une distance adéquate. Ne vous étalez pas, n’envahissez pas son espace ! Vos jambes doivent être positionnées en angle droit, ne les croisez pas, cela pourrait traduire une certaine nervosité. Il en va de même pour vos bras, à aucun moment il ne faut les croiser, cela signifierait que vous êtes renfermé, que vous vous protégez. Le recruteur pourrait interpréter cette attitude comme un manque d’ouverture envers les autres. Sans pour autant trop vous agiter, n’hésitez pas à vous exprimer avec vos mains, cela accentuera votre côté communicatif.

A éviter 

Tous les gestes qui font penser que vous n’êtes pas à l’aise à l’oral : les mains devant la bouche, se gratter, les gestes compulsifs, toucher systématiquement un de ses vêtements, bijoux…