Les déficiences viscérales et générales

Longtemps ces déficiences n’ont pas été reconnues comme des handicaps. Pourtant les conséquences d’une longue maladie peuvent parfois engendrer des problèmes irréversibles, atteignant l’autonomie de la personne concernée.

Qu’appelle-t-on des déficiences générales et viscérales ?

Les déficiences générales et viscérales font références à toutes les maladies atteignant le cœur, les reins, les poumons, le système digestif… Ces problèmes survenant après des maladies graves comme les cancers, la mucoviscidose mais aussi les insuffisances cardiaques ont pour la plupart des conséquences handicapantes dans la vie quotidienne.

Que dit la législation ?

En 2007, a été publié un guide-barème permettant de déterminer le taux d’incapacité des personnes handicapés. Ce dernier aide à l’application de la législation en vigueur, notamment en matière d’avantages sociaux.

8 déficiences viscérales et générales ont été répertoriées dans ce barème :

  • Déficiences des fonctions cardio-respiratoires: Fonction myocardique, fonction coronaire, rythme cardiaque, déficiences vasculaires périphériques, déficiences respiratoires.
  • Déficiences de la fonction digestion Troubles de la prise alimentaire, du transit, troubles sphinctériens.
  • Déficiences de la fonction hépatiques.
  • Déficiences de la fonction rénale et urinaire. • Déficiences d’origine endocrinienne: Diabète, surpoids…
  • Déficiences des fonctions immuno-hématologiques: Fonctions immunitaires, hémostase. • Déficiences des fonctions cutanées.
  • Déficiences génitales, sexuelles et de la reproduction.

Barème évaluant les 3 types d’incapacités engendrées par les déficiences générales et viscérales 

  • Les incapacités concernant la locomotion, c'est-à-dire celles concernant la qualité du déplacement. Les incapacités concernant l’hygiène, les soins corporels. A savoir, la toilette, l’habillage, l’aliment, les excrétions fécales ou urinaires...
  • Les incapacités relevant de certaines situations, comme les situations professionnelles ou sociales.

Le barème prend ensuite en compte les contraintes quotidiennes inhérentes à ces affections chroniques par exemple l’accès au soin…

Les différents taux d’incapacité

  • Incapacité légère: taux de 1 à 15 % Cela concerne les troubles légers n’entraînant pas d’incapacité réelle dans la vie professionnelles, scolaire ou sociale.
  • Incapacité modérée taux de 20 à 45 % : troubles entraînant des signes d'incapacité fonctionnelle qui cependant permettent de maintenir une autonomie individuelle.
  • Incapacité importante: taux de 50 à 75 % Cela concerne les troubles importants qui obligent à solliciter des aides extérieurs et qui entrainent l’obligation d’aménagements notables de la vie quotidienne afin particuliers de se maintenir voire de s’insérer dans la vie sociale, scolaire ou professionnelle.
  • Incapacité sévère: taux de 80 à 95% Les incapacités sont ici difficilement ou non compensées par des appareillages, aides techniques, ou traitements. 5. Taux de 100% Cela concerne les personnes état végétatif chronique comme par exemple le coma…