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Adrien Taquet chargé d'une mission sur la simplification administrative

21 novembre, 2017 - 13:45

Vincent Lochmann  Adrien Taquet, vous êtes député La République En Marche (LREM). Le premier ministre vous a confié une mission, le 15 novembre dernier, pour la simplification administrative pour les personnes handicapées.

Comment allez-vous aborder cette question ? Qu’est-ce qui fait que cela va fonctionner ?

Adrien Taquet En effet, ce n’est pas une simplification de plus. Depuis 2005, on nous promet la simplification, certaines mesures n’ont d’ailleurs pas été mises en œuvre, notamment sous le quinquennat Hollande. Nous pensons que c’est une vraie transformation. Et cette lettre de mission s’inscrit dans un cadre plus large, un double cadre : c’est d’abord un vrai levier pour aller vers une société inclusive. Pour nous, ce n’est pas un projet de simplification mais une question d’égalité. Il s’agit d’une question à la fois de confiance, donc de transparence, et d’égalité.

"Les disparités territoriales sont inacceptables"

Il y a, aujourd’hui, des inégalités entre les personnes handicapées et le tout un chacun. Il y a également des inégalités territoriales puisque, vous le savez, une grande partie de ces sujets-là sont traités au niveau des départements et, pour différentes raisons, il y a de grandes disparités territoriales. Cela est inacceptable dans notre pays aujourd’hui.

Si vous me le permettez, je souhaiterais faire rapidement la genèse de cette mission. Elle s’inscrit dans un cadre beaucoup plus large qui est de restaurer la relation entre l’Etat et ses usagers. Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait porté une grande promesse : celle du droit à l’erreur. Il s’agissait d’une vraie révolution copernicienne entre l’Etat et ses usagers.

L’Etat, en France, s’est un peu construit dans une relation de défiance vis-à-vis de ses usagers : nous serions tous un peu des fraudeurs en puissance. L’idée est donc qu’il y a une présomption de bonne foi de la part des usagers. J’ai participé à ce projet durant l’été avec Gérald Darmanin et d’autres députés. Nous avons donc travaillé aux grands principes, et deux champs étaient alors considérés comme prioritaires : les TPE-PME et l’agriculture. C’est à mon initiative qu’a été ajouté le sujet du handicap car cela méritait que l’on y accorde une place particulière. Chemin faisant, ce sujet-là est remonté jusqu’au Premier Ministre Edouard Philippe, qui a considéré que c’était un vrai sujet méritant une mission spécifique dans la perspective de la Conférence nationale du handicap, qui aura lieu en juin 2018 et qui sera portée par le Président de la République. On m’a donc confié cette mission qui s’inscrit dans une restauration de la relation de confiance entre les usagers et l’administration.

VL Il va donc falloir agir vite ?

AT Oui, en effet. Nous avons jusqu’à fin avril pour avancer.

VL Prenons un exemple : s’agissant de la confiance, les maisons départementales des personnes handicapées demandent aux personnes qui sont toujours aveugles de prouver qu’elles sont aveugles, à des adultes autistes qu’ils sont autistes. Cela signifie donc qu’il ne sera plus nécessaire de justifier par différentes démarches que la jambe dont on est amputée n’a pas repoussé ?

« Je souhaite partir du besoin des gens »

AT Je ne vais pas vous annoncer tout de suite ce que l’on fera car je souhaite que cette mission soit novatrice sur la méthode. Il est nécessaire, en effet, de partir du besoin des usagers. En ce qui me concerne, je ne suis pas en situation de handicap ni expert en la matière. Je souhaite seulement partir du besoin des gens et, pour cela, il faut mobiliser un certain nombre de méthodes innovantes. Une immersion sera lancée et l’on fera appel à l’intelligence collective. Chez En Marche, nous nous inscrivons dans ce type de démarche. Et je ne souhaite pas faire de réforme en chambre.

VL Si je peux vous proposer un élément de méthode, prenez une demi-journée et remplissez un formulaire de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), faites tout le parcours du médecin jusqu’aux feuilles annexes…

AT Je l’ai déjà fait et, effectivement, l’immersion est l’une des méthodes qui sera proposée.

VL Le problème est qu’aujourd’hui les MDPH sont gérés par les départements. Chaque département travaille seul de son côté et, semble-t-il, il y a une grande difficulté pour avoir des systèmes informatiques efficaces et uniformisés, pour éviter tout problème lorsqu’une personne handicapée souhaite déménager par exemple.

AT Les systèmes informatiques ne sont pas du tout uniformisés pour l’instant, c’est certain.

Cette lettre de mission couvre trois champs. D’une part, les « formalités administratives », c’est-à-dire les formulaires et tout ce qui a trait aux démarches en ligne et l’on sait que, bien que la dématérialisation soit quelque chose de très bien, cela peut générer des discriminations à l’égard des personnes en situation de handicap. Ensuite, les « complexités normatives », à savoir prouver par exemple que son enfant est autiste. Enfin, ce que la lettre de mission dénomme comme l’« accompagnement des enfants », c’est-à-dire les modalités selon lesquelles les différents pouvoirs publics, organismes publics sur le territoire notamment, travaillent entre eux : MDPH, la région pour tout ce qui est de l’ordre de l’enseignement, la Caisse nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA), les Agences régionales de santé (ARS) dans les régions, les Centres Ressource autistique (CRA) pour l’autisme, les centres experts, etc. Bref, beaucoup d’acteurs publics et des problèmes de coordination et de répartition de compétences.

Mais je souhaiterais faire un point sur les MDPH. Je pense qu’il faut de la simplification en déterminant des référents, des interlocuteurs uniques, et la modernisation de l’Etat est un maître-mot en la matière. Les MDPH sont censés être des interlocuteurs uniques. Or il faut tout de même allouer des moyens dans toutes les mesures de ce type-là et faire en sorte que les centres ne soient pas embolisés. Je ne souhaite stigmatiser quiconque…

VL Disposez-vous de moyens financiers pour réaliser cela ?

AT Les discussions sont en cours.

VL Adrien Taquet, vous avez proposé il y a quelques jours que l’on déménage l’Assemblée Nationale de Paris à Marseille, car les locaux n’étaient pas suffisamment adaptés, trop anciens, trop archaïques. Est-ce ce genre de méthodes que vous allez imaginer pour la simplification administrative des personnes handicapées ?

AT Je pense qu’il faut raser les cadres. Non pas les cadres architecturaux, mais nos cadres de pensée : c’est cela que j’ai appris auprès d’Emmanuel Macron. Que ce soit pour la simplification administrative, les conditions de travail à l’Assemblée Nationale, se demander si c’est un lieu adapté au mode contemporain…

VL Vous venez du monde de la publicité, est-ce que cela ne fait pas partie d’un coup de com’ ?

AT Je ne viens pas du monde de la publicité mais du monde de l’entreprise. Ce qui n’est pas l’alpha et l’oméga. Je pose simplement les conditions de l’adéquation d’un lieu de travail avec des façons contemporaines collaboratives…

VL Avez-vous sincèrement cru à cette proposition ?

AT Ecoutez, j’explique seulement à tous nos concitoyens et aux entreprises que dans cinq ans 50% des emplois actuels auront disparu. Notre pays vit une vraie rupture technologique et il faudrait qu’à l’Assemblée Nationale nous soyons totalement en-dehors de cette réflexion-là ? Je pose juste les questions et j’invite à ce que nous nous projetions.

C’est la même en chose en ce qui concerne le handicap : en tant que responsable public, nous ne sommes pas là pour réfléchir aux deux ou trois prochaines années, mais aux dix, aux quinze prochaines années.

"Des normes absolutistes"

VL Cela fait bientôt quinze ans que les établissements français doivent être accessibles. Or il y a encore des administrations qui ne le sont pas. Vous avez, dans votre lettre de mission, l’objectif d’une simplification des normes, allez-vous simplifier les normes autour de l’accessibilité des bâtiments, et notamment des bâtiments publics ?

AT C’est inacceptable effectivement qu’un certain nombre de bâtiments publics ne soient pas accessibles aux personnes handicapées. C’est dans notre mission de se poser sur le sujet : qu’il s’agisse du numérique, du logement, de l’accessibilité aux bâtiments publics, il faut veiller à ce que les normes ne créent pas non plus de nouvelles barrières et d’autres discriminations. Aujourd’hui, certaines normes sont un peu absolutistes, et si elles empêchent de déverrouiller le système, il faut nous poser la question.

La semaine dernière, lors de la Semaine européenne des personnes handicapées, j’ai visité un certain nombre d’entreprises, dont notamment RTE qui passe des conventions dans le domaine du handicap et qui est assez exemplaire en la matière. Je me suis également rendu dans des TPE-PME, comme par exemple un cabinet d’architectes, dont la fondatrice et la patronne était en fauteuil roulant. Cette dernière m’expliquait que beaucoup de normes n’étaient pas adaptées à sa situation et que nombre d’entre elles pouvaient être assouplies et que cela ne l’empêcherait pas d’être dans une situation normale.

VL Aujourd’hui il reste en France des mairies, des agences Pôle Emploi, des hôpitaux, un certain nombre de bâtiments publics qui ne sont pas accessibles. Votre philosophie vise-t-elle donc à simplifier les normes pour rendre les bâtiments accessibles, ou à adopter des mesures peut-être plus contraignantes vis-à-vis des établissements qui reçoivent du public ?  

AT J’ai parlé d’égalité. Je souhaite une égalité réelle et faire en sorte que ces bâtiments soient réellement accessibles au plus grand nombre. Repenchons-nous donc sur le sujet pour faire en sorte qu’il soit réellement accessible.

S’il y a des normes aujourd’hui trop absolutistes, il faut les changer. Il y a une philosophie globale dans ce pays qui consiste à vouloir tout mettre dans la loi, à  prévoir tous les détails des choses. Je considère qu’il faut réfléchir maintenant en termes d’objectifs, et à chacun de mettre en œuvre les moyens pour atteindre ces objectifs. Si les objectifs ne sont pas atteints, il faudra sanctionner. Arrêtons d’essayer de prendre en considération tous les cas de figures particuliers car cela bloque le plus grand nombre. C’est la philosophie que je veux adopter. 

VL La semaine dernière se déroulait la Semaine pour l’Emploi des personnes handicapées. Sophie Cluzel, la Secrétaire d’Etat en charge des questions de handicaps, a dit qu’il ne fallait pas être seulement dans la coercition mais qu’il fallait également être dans une vision positive : est-ce à dire que sur cette question-là, vous pensez aussi qu’il faut simplifier dans les entreprises ?

« Il faut embarquer les chefs d’entreprise avec nous »

AT Pour l’emploi, je pense que la question n’est pas la simplification. Sophie Cluzel a dit qu’il y avait eu des mesures coercitives, notamment l’obligation d’employer 6% de personnes handicapées, mesure qui a eu des effets. Pour autant, il semblerait qu’aujourd’hui nous atteignions un plafond de verre que l’on ne parvient pas à percer : nous sommes à 3,5 ou 3,9% dans l’administration.

Sur l’emploi, je crois que c’est une histoire d’état d’esprit. Il faut embarquer les chefs d’entreprise avec nous.

VL Faut-il revenir sur ces 6% ?

AT Je ne sais pas s’il faut y revenir. C’est globalement un projet de société. On parlait tout à l’heure de société inclusive, je viens en ce qui me concerne du monde de l’entreprise et l’important est de convaincre les chefs d’entreprise et, également, les salariés qui sont inquiets lorsqu’ils voient arriver des personnes en situation de handicaps. Il faut convaincre les chefs d’entreprise qu’avoir une personne en situation de handicap dans sa boîte, ce n’est pas un coût, ce n’est pas une contrainte, ni une histoire de bonne conscience pour avoir un bon rapport RSE à la fin de l’année, c’est un levier de performance. Avoir une personne handicapée, et je vous le dis en tant qu’ancien chef d’entreprise, cela peut être un levier de performance pour les entreprises. Il faut parler business. Par ailleurs, cela peut aussi être une amélioration du bien-être au travail pour l’ensemble des salariés. Car l’on sait très bien qu’avoir une personne handicapée permet de repenser l’espace, les modalités de travail, ou la collaboration, et cela est bénéfique pour tout le monde. C’est comme lorsqu’on a un enfant handicapé dans une classe maternelle, etc.

VL On va donc moins de coercitions, moins d’obligations ?

AT Une des mesures de simplification consiste à tout faire par internet, et à supprimer toutes les personnes au guichet. Or les personnes en situation de handicaps, mais aussi les personnes âgées, ou en grande exclusion, ont besoin, à un moment donné, de pouvoir parler à un être humain bien réel.

VL Comment fait-on pour que les moyens humains soient maintenus à disposition des gens qui en ont besoin ?

AT Je pense qu’il faut réfléchir en termes de parcours, et prendre en compte les spécifités de chacun. J’étais hier au Comité national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) pour tout ce qui concernait les serveurs vocaux et quelqu’un a fait la même remarque. Je pense qu’il faut vraiment avoir une logique de parcours sur cette question-là et plus globalement. Cette question de simplification est en définitive une question d’allocation de moyens : l’idée n’est pas de faire avec moins, mais de faire mieux, en partant des besoins des usagers. Une fois encore, on va donc partir des besoins des gens, co-construire avec eux et définir les meilleurs parcours possibles pour eux, afin que cette égalité réelle, ce service public, soit effectivement rendu aux gens.

VL La loi de 2005 prévoit que les personnes handicapées élaborent un projet de vie. C’est quelque fois difficile d’élaborer un projet de vie quand on a un handicap mental, psychique…

AT C’est difficile en effet de le mettre noir sur blanc dans un dossier MDPH, et il faut qu’on accompagne les gens dans ce sens-là. Et le point que vous soulevez soulève une question plus large qui est celle de la société inclusive, et je pense que les projets de vie seront plus faciles quand on sera dans cet horizon-là. Il y a trop de silos aujourd’hui.

VL La méthode pour vous, maintenant, Adrien Taquet, quelle est-elle ? Quel est votre agenda ?

« Je remettrai mon rapport fin avril »

AT Cela a commencé hier, il y a deux jours. Fin avril, seront remis ma proposition et mon rapport, à temps, j’espère, pour une intégration éventuelle pour la conférence annuelle du handicap présidée par Emmanuel Macron et qui aura lieu en juin. D’ici là, mobilisation d’une part des ressources de l’Etat, qui sont mises à ma disposition par le Secrétariat général de la modernisation de l’action publique, l’IGAS ou peut-être l’Inspection générale de l’Education Nationale, car l’Education fait partie de l’accessibilité pour les personnes handicapées.

VL Le Secrétariat général de l’Action publique, c’est Bercy ; vous ne craignez pas la main mise de Bercy ?

AT Non, l’IGAS n’est pas à Bercy, ni l’Inspection générale de l’Education nationale. Mobilisation de l’ensemble de ces ressources –là mais surtout, une fois encore, des usagers. Je ne veux pas qu’on fasse les choses en chambre, je veux qu’on mobilise l’intelligence collective, qu’on parte des besoins, qu’on fasse de l’immersion, des visites surprises dans des MDHP ou autre, qu’on fasse des workshops. Pour ma part, je vais mobiliser probablement le mouvement En Marche ! et au-delà aussi sur les territoires, on a 400 000 adhérents sur la France, qui peuvent me faire remonter l’expérience sur le terrain. Il faut innover la méthode. Encore une fois, le maître-mot est de partir du besoin des gens. C’est du bon sens mais c’est comme cela qu’on va procéder.

VL Le Premier ministre vous demande de faire en particulier attention aux moins de 25 ans, pour les parents, pour les familles, est-ce que c’est plus difficile… ?

AT En effet, dans les parcours entre 0 et 25 ans, entre les passages dans l’Education nationale, et cette barrière fatidique à 20 ans, donc ce n’est pas exclusif mais on m’a demandé de me concentrer là-dessus. Je voulais simplement rajouter, je parlais d’ouverture sur la société civile, cette mission est co-présidée par Jean-François Serre, ancien directeur général des Petits frères des pauvres et qui est au Conseil économique social et environnemental.

 

 

 

 

 

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Emploi et handicap, cinq courts-métrages récompensés par Regards croisés

21 novembre, 2017 - 12:36

Jérôme est animateur dans un centre de loisirs, il est aussi paraplégique et se déplace en fauteuil roulant. Quand les enfants parlent de celui qui les encadre, ils ont plus de mal à mettre des mots sur le handicap que sur les compétences de Jérôme. Je passe mon BAFA a été récompensé dans la catégorie milieu ordinaire du festival Regards croisés. Chaque année, cette manifestation met en avant des courts métrages sur le handicap dans le monde du travail. L’occasion pour l’association Hippocampe à l’origine de cette manifestation de mettre en avant le talent et la créativité des personnes handicapées. La neuvième édition a eu lieu à Saint-Malo du 8 au 10 novembre, le grand prix du jury a été attribué à Break a Leg, dans lequel on suit un comédien handicapé habité par sa passion. L’homme apparaît d’abord avec son auxiliaire de vie, on le voit ensuite dans une prestation théâtrale impressionnante. Voici les cinq films du palmarès.

Break a Leg, grand prix du jury

Au suivant, prix du jury pour la catégorie Milieu protégé

Je passe mon BAFA, prix du jury pour la catégorie Milieu ordinaire

Les Équilibristes, prix du jury pour la catégorie Communication d'entreprise

Carpe Diem, prix du jury pour la catégorie Autres regards

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Salariés aidants, Humanis lance un pack pour les entreprises

20 novembre, 2017 - 12:05

11 millions de Français sont des aidants, ils accompagnent un conjoint ou un parent handicapé ou dépendant. Plus de la moitié d’entre eux ont une vie professionnelle à côté de cette activité. Pour éviter que ces personnes soient en situation de surmenage et d’absentéisme. Le 13 novembre, le groupe de prévention Humanis a mis en place un service destiné à aider les entreprises à prendre en charge les attentes des aidants.

Le dispositif s’appelle Ma Box aidants, c’est une panoplie de services auxquels une entreprise peut souscrire pour mieux répondre aux besoins des salariés aidants. Ce pack contient un service d’écoute et de conseil, un suivi psychologique et enfin un bilan individuel au domicile de l’aidant pour l’aider à faire le point.
Le coffret contient aussi des informations : un quizz pour tester ses connaissances sur le quotidien des aidants, un guide pratique, en particulier sur les prestations financières et un carnet d’adresses.

Une web série pour sensibiliser le public

Impliquer les entreprises est un enjeu crucial, les deux tiers des aidants ont le sentiment que leur employeur ne prend pas en compte leur situation et seuls 2 % d’entre eux se disent réellement accompagnés par l’entreprise, selon Humanis.

En octobre, le groupe de prévention a également lancé Non Stop, une web série pour sensibiliser le grand public à la situation des salariés aidants, huit épisodes inspirés d’histoires vraies avec pour héroïne Marie, une femme active aidante qui accompagne sa mère. Les vidéos sont disponibles sur YouTube.

 

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Françoise Héritier : une intellectuelle à l’écoute de la diversité du monde

20 novembre, 2017 - 08:47

Célèbre pour ces travaux d’anthropologue et son engagement féministe, Françoise Héritier a placé la question du corps au centre de ses travaux. L’ancienne professeure au collège de France était elle-même atteinte d’une maladie auto-immune (la polychondrite) qui a marqué sa vie. Sur France Inter, vendredi 16, la philosophe Catherine Clément rappelle « la pensée de Françoise sans sa maladie, sans ses AVC ce ne serait pas la même chose ». L’évolution de la maladie et les symptômes de plus en plus importants ont influencé sa réflexion d’anthropologue.

"L'éternel singulier"

En 2010 elle contribue à l’ouvrage collectif « L'éternel singulier, questions autour du handicap »*. Elle y développe l’idée que le handicap vient mettre à mal une exigence de conformité physique et psychique qui structure les sociétés. Elle expliquait alors que si le handicap moteur peut susciter la pitié, le handicap mental engendre la peur.  Intellectuelle engagée pour les droits elle rappelait que l’éthique imposait une responsabilité collective et entrait dans les détails en précisant que les compensations financières devaient être à la hauteur des besoins. Elle posait également les questions éthiques liées au diagnostique prénatal des handicaps. L’anthropologue spécialiste du handicap, Charles Gardou se souvient de cette importante contribution à la question du handicpa : «  c'était un esprit libre. Elle a beaucoup travaillé sur ce qu’était la condition humaine. (…) Elle s’est intéressée aussi à la condition des personnes en situation de handicap. (…) Femmes, situations de handicap appartenance à des cultures autres, il y a des similitudes liées à des singularités humaines qui s’expriment et qui ne sont pas considérées avec équité et soucis de l’égalité ».

 

"Une curiosité dynamique"

Membre du Conseil consultatif national d’éthique, elle avait aussi présidé le Conseil national du sida (CNS) entre 1984 et 1995. Elle avait alors défendu les droits des malades en déclinant les questions éthiques en termes concerts : accès aux assurances pour les malades, droits aux soins pour les détenus, … A l’occasion des 25 ans du CNS en 2009, elle rappelait : « Il était important de réfléchir aux mots pour bien parler des séropositif-ve-s car une mauvaise interprétation, une mauvaise représentation pouvait entrainer des dérives totalitaires ». Depuis plusieurs années, elle apportait son concours et sa notoriété à l’action de l’association « Femmes pour le dire femmes pour le dire » qui défend les droits des femmes en situation de handicap. Pour sa présidente Maudy Piot : « lorsque nous avons échangé sur le handicpa qui était un sujet qu'elle n'avait pas sépcifiquement travaillé » L’ensemble des hommages rendues à Françoise Héritier ces jours-ci soulignent sa capacité à être à l’écoute de chacun et sa curiosité à la diversité des expériences humaines. Maudy Piot : «  sa curiosité par rapport à nos actions, à nos différentes rencontres m’a beaucoup apporté. Elle avait une curiosité dynamique qui permettait à chacun.e de se replacer dans un courant de pensée qui faisait que le handicap entrait dans cette grande diversité du monde et de ses réflexions à elle. »

 

 

*L’éternel singulier, question autour du handicap

Jean-Claude Ameisen, Benoît Heilbrunn, Françoise Héritier, Mark Hunyadi,

Editions Le Bord de l'eau, 2010,

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Woerth : la politique handicap du gouvernement est « totalement incohérente »

14 novembre, 2017 - 18:12

Eric Woerth prend appui sur les baisse de subventions pour les entreprises adaptées (EA) pour construire son raisonnement. (Les entreprises adaptées, rappelons-le font travailler 80% de salariés handicapés dans leurs effectifs). Le député explique : « Nous faisons face à un flagrant délit de contradiction dans la politique menée par le gouvernement. D’un côté, il communique tambour battant sur sa politique en faveur du handicap, mais d’un autre, il (…) réduit en catimini et sans concertation le financement public accordé aux entreprises adaptées. »

Au micro de Vivre FM, l’ancien ministre rappelle que ces entreprises sont « au cœur du dispositif » pour favoriser l’emploi des personnes handicapées. Eric Woerth précise que le gouvernement a baissé les subventions mais également le montant des aides au poste accordées aux EA.

Le parlementaire de l’Oise s’interroge également sur les intentions du gouvernement pour 2018 et cite un point du Projet de loi de finance qui parle de « nouvelles modalités de financements pour le 1er juillet 2018 »

 

Entre ces deux formes de soutien aux entreprises adaptées, Eric Woerth a fait ses comptes : « Au total, le financement public alloué aux entreprises adaptées est dans une impasse budgétaire de 16 millions d'euros ».

Et pour terminer son communiqué, Eric Woerth conclut : « Cette politique est totalement incohérente alors même que le chômage des personnes en situation de handicap atteint 18 %, quasiment le double de la moyenne nationale. »

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Les cinq succès du handigolfeur Manuel de Los Santos

13 novembre, 2017 - 19:03

Manuel de Los Santos naît en 1984 à San Pedro de Macoris en République Dominicaine. Il grandit avec le rêve d’enfant de devenir joueur professionnel de baseball, ce pour quoi il s’entraîne avec succès dans son pays natal. Un accident de la circulation aurait pu mettre un terme à tous ses rêves, en 2003, des suites duquel il est amputé de la jambe gauche. Et pourtant…

1.       Poursuivre son rêve d’enfant

Après son amputation, Manuel de Los Santos poursuit son rêve d’enfant : devenir sportif de haut niveau. Même si c’est d’une autre manière, en s’adaptant, et que cela passe, désormais, par le golf.

 

Sa rencontre avec le golf s'est faite grâce à un film de Robert Redford, La Légende de Bagger Vance. Un film qui a changé sa vie, l’a transporté sur un practice et porté au plus haut d’un sport dans lequel il excelle.

 

Le futur golfeur s’installe en France en mars 2003, à Paris où vit sa femme. Après un an de soins et de rééducation, il se lance dans le handisport. Sa passion du sport depuis son plus jeune âge, son expérience de l’entraînement intensif dans le baseball et de la compétition, sa très bonne condition physique et son expérience du « sport de balle » sont des atouts majeurs pour aborder cette nouvelle étape sportive de sa vie.

2.       Devenir Handigolfeur de haut niveau

En avril 2005, Manuel de Los Santos rencontre l’association Handigolf, qui lui offre un accueil très chaleureux. Le sportif amputé est rapidement intégré et sélectionné pour concourir dans les compétitions Handigolf internationales, organisées notamment par l’European Disabled Golf Association (EDGA). Sportif et compétiteur avant son accident, il obtient rapidement d’excellentes performances. 

 

Il atteint fin 2007, après quelques années d’entraînement intensif un index golfique de 3 et devient un des meilleurs handigolfeurs européens. Il est le vainqueur de nombreux tournois européens organisés par l’EDGA (European Disabled Golf Association) entre 2006 et 2015 : Vice-Champion d’Europe, Vainqueur des Internationaux d’Allemagne et de l’Open d’Espagne, vainqueur de l’Open d’Espagne et de l’Open d’Italie, vainqueur du Swedish Invitational Challenge 2008. Il remporte, entre 2012 et 2015, plusieurs compétitions, notamment les Open d’Allemagne, du Portugal, de Norvège et de République Tchèque.  

 

En 2016, il affronte les meilleurs joueurs mondiaux (USA, Canada et Afrique du Sud), au South African Disabled Open dont il obtient la 4ème place.

 

Manuel de Los Santos est actuellement classé 4 d’index.

3.       Jouer parmi les golfeurs valides

Le champion amputé est régulièrement invité à affronter les joueurs professionnels valides, comme lors des circuits de l’Allianz Golf Tour, et, en 2016 et 2017, des tournois professionnels de l’Algarve Pro Golf Tour. 

 

En juin 2017, il a la chance exceptionnelle d’être invité à participer à une épreuve professionnelle du Challenge Tour sur le « Hauts de France Golf Open » sur le Golf de Saint-Omer. 

 

Manuel de Los Santos participe également en tant qu’invité spécial, à des journées golfiques organisées en France ou à l’étranger par des entreprises,  les «corporate days ». Il joue notamment dans les événements organisés par Assystem, en France, Canon, en Afrique du Sud et en Autriche, ou ABN Amro et Deloitte, aux Pays Bas.

4.       Transmettre sa passion

A côté de ce parcours sportif international, au plus haut niveau, un autre objectif très important pour le handigolfeur : transmettre sa passion pour le golf, qui lui a sauvé la vie, et susciter des vocations, ou l’envie de s’engager dans le sport, chez d’autres personnes. Le sportif de haut niveau prépare une formation diplômante d’enseignant de golf. Il est également très heureux d’apporter régulièrement son soutien en France, et dans le monde, à des associations caritatives, autour de manifestations golfiques.

5.       Etre Lauréat de la Fondation Banque Populaire

Présenté par la Banque Populaire du Massif Central, le projet de vie de Manuel de Los Santos impressionne immédiatement le jury de la Fondation Banque Populaire. L’énergie et la volonté de l’athlète, qui s’est reconverti au golf depuis 10 ans après un accident de la route, marquent les membres jury « handicap ». Les bourses qui lui sont accordées lui permettent de réaliser son projet de vie : intégrer le circuit professionnel, préparer un diplôme d’enseignant en golf, et financer ses déplacements en compétition ainsi que la reprise de ses études.

 

Le sportif de haut niveau partage son expérience hors du commun avec les auditeurs de Vivre FM le mardi 14 novembre. Rendez-vous en direct, de 10h à 11h, au micro de la journaliste Anne-Lise Farkoa.  Une émission à retrouver également en Podcast (Emission : Les spécialistes - Emploi et Handicap), sur vivrefm.com.

 

Tous les mois, l’émission « Un handicap, des talents », donne la parole à une personne handicapée soutenue dans son projet par la Fondation Banque Populaire, partenaire de Vivre FM.

 

 

 

 

 

 

 

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Les Trophées de l'Apajh 2017

10 novembre, 2017 - 19:00

Une soirée festive

Une assistance enthousiaste a assisté à cette remise des trophées Apajh 2017, sous le haut patronage du président de la République lui-même, Emmanuel Macron. Le Président de l'Apajh Jean-Louis Garcia s'est dit fier de mettre en valeur des initiatives qui oeuvrent pour l'intégration des personnes handicapées dans la société.

De nombreux artistes ont répondu présents, comme les chanteurs Tibz ou Antoine. Cette soirée présentée par Virginie Guilhaume était aussi placée sous le signe de la magie, avec notamment la présence de l'hypnomentaliste Laurent Tesla ou du magicien Phil Keller.

En exclusivité pour Vivre FM, le chanteur Philippe Lavil revient sur l'accident dont il a été victime il y a 20 ans.

 

Deux ministres étaient présentes. Sohie Cluzel, Secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées et Laura Flessel, ministre des Sports.

Celle-ci détaille ses actions à destination des personnes handicapées.

 

 

Les lauréats

5 trophées ont été remis dans différentes catégories.

Accessibilité universelle

L’association Unis-Cité se mobilise pour le service civique pour tous, dont des jeunes en situation de handicap, tout handicap confondu.

Marie Trellu-Kane en est la confodatrice.

Quant à Roxane, elle a pu effectuer son service civique malgré son handicap, la dyspraxie.

 

 

Ville citoyenne et service public

La ville de Poitiers s'est engagée à être  une ville accessible,  notamment avec le rendez-vous « Les Accessifs », un mois d’animations autour du handicap et d’une société inclusive.

M. Abderrazac Halloumi, adjoint au Maire revient sur les initiatives de sa ville.

 

Entreprise citoyenne

Avencod oeuvre pour la valorisation des talents des personnes autistes. La start-up propose aux entreprises des services de développement informatique et de tests fonctionnels d’application informatique.

Son président Laurent Delannoy était ravi.

 

Sport

L’Association HandiSurf propose l’accès au surf pour tous. 1 600 personnes ont déjà été initiées à ce sport. Quel que soit votre handicap, vous pouvez pratiquer le surf.  Retrouvez son président, Jean-Marc Saint-Geours.

Ecole et culture

La Troupe de "Pas Sages" propose du cirque adapté pour les artistes en situation de handicap intellectuel. Il s’agit de la seule troupe adaptée agréé par la Fédération Française des Écoles de Cirque.

Ecoutez Xavier qui est trisomique.

 

 

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La piscine d'Amélie Poulain désormais accessible

10 novembre, 2017 - 10:45

Retour aux sources pour la piscine des Amiraux. Après deux années de travaux, cet espace retrouve son style art déco des années 1930. Là où une séquence du film d'Amélie Poulain a été tournée, les personnes se déplaçant en fauteuil roulant pourront, à présent, elles aussi, se glisser dans l'eau. 

Le bassin de 33m sur 10 est entouré de cabines individuelles, elles-mêmes réparties en gradin. Le batîment comprend également 80 logements. Lesquels étaient destinés au départ à accueillir des personnes malades. Le coût de la rénovation de cette bâtisse, recouverte de carrelages blancs, à l'extérieur comme à l'intérieur, identiques à ceux posés dans le métro, a dépassé les 10 millions d'euros. 

Un élévateur a été installé pour permettre de se rendre aux bains-douches. Quant aux personnes handicapées, elles disposent de vestiaires au rez-de-chaussée. Le personnel de la ville dispose de fauteuils adaptés pour leur permettre d'accéder au bassin.

L'ouverture de la piscine a repris jeudi 8 novembre. La veille, les nageurs d'Aqua Homo ont participé à l'inauguration des lieux. « Notre association est née avec la création d'une équipe de water-polo à la piscine des Amiraux. Etre dans ce lieu va dans le sens de notre objectif : l'inclusion par le sport! », souligne le président Patrick. 

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« L’Ecole de la Vie », la trisomie 21 au cinéma : y a-t-il une vie après l’enfance ?

9 novembre, 2017 - 19:00

Cinquante ans ou plus, et presque adultes. C’est la situation que vivent Anita, Rita, Ricardo et Andrès, une bande de copains porteurs de trisomie 21, qui suivent chaque jour les programmes et activités de la même école. Depuis 40 ans. « Los Niños » (« Les Enfants », en espagnol), le titre original du film ne trompe pas : la société, l’école, leurs parents, tous, les considèrent comme des enfants. Eux-mêmes aussi parfois. Et pourtant, ces quatre camarades travaillent, ont des rêves d’adultes, et suivent l’atelier « Adulte conscient », un programme qui les invite à s’émanciper en toute responsabilité.

« Vis ma vie d’adulte trisomique »

Cadrages serrés, mise en lumière soignée, et ballet des blouses blanches de l’atelier gastronomique, forment une atmosphère flottante et laiteuse, qui souligne la beauté des visages et la véracité des intentions. On a vite fait de s’identifier aux personnages, à leurs sentiments, leurs sourires, mais aussi à leurs efforts ou déconvenues. Et en particulier, à Anita et Andrès, le duo principal de ce documentaire, un couple d’adultes plutôt conscients de leur handicap et de leurs capacités. Leur vœu le plus cher : « vivre une vie normale ». S’aimer, se marier, fonder une famille, travailler et gagner leur vie. Etre heureux comme leurs parents l’ont été.

 

Derrière le quotidien vivant et joyeux de la vie dans cet établissement, le film dénonce le cadre étouffant que la société impose à ces adultes trisomiques : enfermement, ennui, négation de leurs droits. Une situation exacerbée par l’absence d’autonomie financière de ces adultes handicapés. Au Chili, la loi permet de rémunérer les personnes en situation de handicap en dessous du salaire minimum. En France, la rémunération en ESAT (Etablissement et service d’aide par le travail) est souvent perçue comme trop faible par les travailleurs du milieu protégé, bien qu’elle soit cumulable avec l’Allocation aux adultes handicapés, sous certaines conditions.

 

Anita et Ricardo

Anita et Andrès, couple d'adultes trisomiques filmé par Maite Alberdi dans « L’Ecole de la Vie »

Un espoir pour les prochaines générations

Au-delà des ressources financières, la question de la méchanceté ordinaire et de l’infantilisation des personnes handicapées, parfois jusqu’au sein de leurs familles, est au cœur du documentaire. Ils sont traités d’ « idiots », sommés de « se taire » ou d’obéir à leurs parents. A l’opposé, les adultes filmés souhaiteraient être pris au sérieux, et qu’on leur face confiance. Alors, question de moyens, ou de regard ? En filigrane, le film distille son message : un besoin de solutions, pour permettre à ces adultes handicapés de vivre en plus grande autonomie, et de choisir avec qui vivre sa vie, tout en les protégeant.

 

En France, on recense 65 à 70 000 personnes atteintes de trisomie 21, une anomalie chromosomique congénitale liée à la présence d’un chromosome en plus. Cette différence entraîne une déficience intellectuelle variable d’une personne à l’autre, souvent légère, avec un quotient intellectuel moyen estimé à l’équivalent de celui d’un enfant de huit ou neuf ans. En France, ce syndrome fait l’objet d’un dépistage prénatal. Un an de tournage, puis un an de montage, ont été nécessaires à la réalisation de ce documentaire.

 

 

Bande annonce du documentaire « L’Ecole de la Vie ». Sortie en salle le 15 novembre. 

 

Retrouvez toutes les informations sur le film « l'Ecole de la Vie », de Maite Alberdi, sur le site Internet : https://l-ecole-de-la-vie.com/.

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Vous cherchez un emploi? Trouvez-le au Forum Emploi et Handicap de LADAPT le 15 novembre

9 novembre, 2017 - 16:40

Vous êtes étudiant ou professionnel dans les domaines de la communication, du marketing, des ressources humaines ou de l’administration, vous êtes comptable ou financier, commercial, informaticien, ou attiré par les métiers de la banque : votre profil intéresse les recruteurs ! Le Forum Emploi et Handicap est l’occasion idéale pour venir rencontrer les recruteurs, bénéficier de conseils et trouver votre prochain emploi. Postes en CDD, CDI, stages et formations en alternance sont proposés dans des secteurs variés : administration, aéronautique, immobilier, commerce, informatique, tourisme, transports, assurance… entre autres.

Entrée libre et gratuite

Le Forum se tient le Mercredi 15 novembre 2017, de 9h30 à 18h, à la Halle Georges Carpentier, Place de Port au Prince, à Paris dans le 13e arrondissement. L’entrée est libre et gratuite. 2000 visiteurs sont attendus. Vous pouvez déjà consulter plus de 700 offres d’emploi correspondant à tous niveaux de qualification sur le site de LADAPT (l’Association pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées) en cliquant ici http://www.ladapt.net/espace-emploi.html, ainsi que la liste des profils recherchés par exposant et par secteur d’activité, ici http://www.semaine-emploi-handicap.com/exposants-offres-demploi

Préparez votre venue

  • Repérez les offres d’emploi et les entreprises qui vous intéressent sur le site de l’événement

  • Préparez votre CV papier

  • Répétez votre présentation pour convaincre en quelques minutes

  • Inscrivez-vous dès maintenant en cliquant ici

  • N’oubliez pas de quoi reprendre des forces : votre bouteille d’eau et un sandwich!

Sur place au Forum

  • Allez voir en priorité les entreprises et recruteurs qui vous intéressent le plus

  • Soyez enthousiaste et souriez!

  • Allez à l’essentiel

  • N’oubliez pas de noter les coordonnées des recruteurs pour pouvoir les relancer après le salon

Comment parler de mon handicap?

Suivez les conseils du coach! Marc Labaye, conseiller coach pour les candidats en situation de handicap en recherche d’emploi, est l’invité de Vivre FM. Burn out, cancer, handicap : si, comme Mélanie, vous avez un « trou » dans votre CV et ne savez pas comment l’expliquer, ou comme Sophie, vos médicaments vous fatiguent, et vous aimeriez que votre futur employeur en tienne compte, cette émission est faite pour vous. La règle d’or, pour le conseiller : « parler de ses compétences ». « La seule question que se pose le recruteur », ajoute-t-il, c’est « qu’est-ce que vous êtes capable de faire aujourd’hui ? ». Pour rassurer le recruteur, et reprendre confiance en soi, pourquoi ne pas commencer par faire du bénévolat, puis un stage? Vous pouvez obtenir une convention de stage auprès du réseau national Cap Emploi.

 

Retrouvez tous les conseils pour préparer le forum, sur le podcast de l’émission : http://www.vivrefm.com/podcasts/fiche/13802/comment-se-preparer-a-un-forum-de-recrutement.

Un plateau radio Vivre FM en direct

Vivre FM installe son studio éphémère au cœur du Forum. Personnes en situation de handicap, chefs d'entreprise, personnalités institutionnelles, politiques : rendez-vous sur le plateau de la radio du handicap, de 11h à 14h, pour assister en direct aux interviews et meilleurs témoignages du Forum, ou prendre la parole!

 

Forum Emploi et Handicap

Rendez-vous au Forum Emploi et Handicap, en partenariat avec Vivre FM (Photo Gilles Thiercelin) 

Des Ateliers pour réussir votre recherche

  • Coaching individuel et atelier emploi : simulation d’entretiens de recrutement, travail de votre présentation et du « savoir-être », clés pour mieux organiser votre recherche d’emploi

  • Espace relooking avec Only You

Quatre conférences thématiques : entretien, handicap, reconversion, alternance 

  • Les clefs pour réussir son entretien d’embauche et valoriser sa candidature

  • Doit-on parler de son handicap et si oui, comment?

  • L’alternance, pour qui ? Comment ? Quels avantages?

  • Orientation et stratégies pour une reconversion réussie

 

Les conférences sont accessibles aux personnes sourdes et malentendantes.

Forum Emploi et Handicap

Mercredi 15 novembre 2017, de 9h30 à 18h. 

Halle Georges Carpentier
Place de Port au Prince
75013 Paris

 

Entrée libre et gratuite.
Inscription en ligne ici.

Liste des entreprises et exposants par secteur d’activité

  • Administration

Mairie de Paris - Stand n°33
OCDE - Stand n°6

 

  • Assurance / Banque / Finance / Mutuelle

AG2R La Mondiale - Stand n°69
Agence Française de développement - Stand n°72
Banque CIC - Stand n°73
Banque de France - Stand n°67
BNP Paribas - Stand n°25
BPCE Assurances Metier Non VIE (Natixis) - Stand n°68
Le Groupe La Poste - Stand n°74
Malakoff Mederic - Stand n°42
Société générale - Stand n°35

 

  • Commerce

BSH Electroménager - Stand n°15
Carrefour - Stand n°21
H&M - Stand n°16
Ikea - Stand n°19
L'Oréal - Stand n°27
Marionnaud Lafayette - Stand n°28
Monoprix - Stand n°18
Nocibé - Stand n°17
Groupe Pomona - Stand n°51
Simply Market Auchan retail France - Stand n°30
Zara - Stand n°29

 

  • Construction / Industrie

Dekra - Stand n°36
GE Medical Systems - Stand n°41
Naval Group - Stand n°40
Valéo - Stand n°37

 

  • Emploi / Formation

FEDEHH - Stand n°50
Free Handi'se - Stand n°61 bis
Hangagés - Stand n°57
Hanploi CED - Stand n°82
IFOCOP - Stand n°23
Jobin Live - Stand n°78
Groupe JLO - Stand n°38
LADAPT - Stand n°34
Le Réseau des Réussites de LADAPT - Stand n°34
Pôle Emploi - Stand n°84
Pôle Emploi Handipass - Stand n°85
Tremplin Etudes Handicap Entreprises - Stand n°39
UGECAM Ile-de-France - Stand n°71
UPTIH - Stand n°80
TH Conseil - Stand n°55

 

  • Energie / Environnement

Bouygues Energies Services - Stand n°58
CEA - Stand n°56
Eau de Paris - Stand n°54
Forsee Power - Stand n°22
SIAAP - Stand n°53
Siemens - Stand n°26

 

  • Immobilier

Société nationale immobilière (SNI) - Stand n°1

 

  • Information / Télécommunications

Accenture - Stand n°2
France Télévisions - Stand n°4
La Française des jeux - Stand n°52
TF1 - Stand n°3

 

  • Informatique

ARCESI - Stand n°22
ATOS - Stand n°75
CAPGEMINI - Stand n°65
Computacenter - Stand n°76
Dassault systèmes - Stand n°66
Devoteam - Stand n°77
Hightekway - Stand n°22
Modis - Stand n°64
SII - Stand n°24

 

  • Protection sociale

Audiens - Stand n°83

 

  • Santé

Handiem - Stand n°70
Korian - Stand n°20
Les Petits chaperons rouges - Stand n°11 bis

 

  • Service à la personne

Domusvi - Stand n°5

 

  • Service aux entreprises

Association ARPEJEH - Stand n°81
CRIT - Stand n°31
Défi RH - Stand n°60
GL Events - Stand n°59
Havas - Stand n°49
Ipsos - Stand n°47
Groupe Pénélope - Stand n°48
Phone Régie - Stand n°62
Reed Exposition - Stand n°43
Robert Half International - Stand n°44
Servair S.A. - Stand n°63
Sodexo - Stand n°32
Tadéo - Stand n°79
Vinci Facilities Entreprise Adaptée - Stand n°62 bis

 

  • Tourisme / Loisirs / Hôtellerie / Restauration

Elior - Stand n°46
Groupe Flo - Stand n°45
Groupe Reside Etudes - Stand n°61

 

  • Transports / Logistique / Automobile

Air France - Stand n°8
Brink's - Stand n°10
RATP - Stand n°11
SNCF - Stands n°13 et 14
Stef - Stand n°12
Transgourmet - Stand n°9

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La pauvreté, un phénomène solidement ancré en France selon le Secours catholique

9 novembre, 2017 - 13:02

« La solidarité commence par le regard porté sur l’autre » ces mots sont ceux de Véronique Fayet la présidente du Secours catholique. L’association a accompagné 1 438 000 personnes en 2016. 60 % d’entre eux viennent chercher une écoute, un conseil et un accueil, avant même l’aide alimentaire et matérielle. A l’heure où les Paradises Papers révèlent l’ampleur de l’exil fiscal des plus fortunés, le Secours catholique montre que la pauvreté s’installe durablement dans la société française. Le public rencontré par l’association a un revenu moyen de 548 euros, presque deux fois moins que le seuil de pauvreté (1015 euros) et plus de trois fois moins que le revenu médian des Français (1692 euros) selon le rapport annuel du Secours catholique publié le 9 novembre.

Les étrangers et les jeunes seniors plus durement touchés

Certaines populations sont plus touchées, notamment les étrangers : en 2010 ils représentaient 30 % du public accueilli par l’association, ils sont désormais 40 %. Les jeunes seniors sont également en situation de précarité, depuis 2000 ils sont passés de 5 à 10 % des personnes suivies par le Secours catholique. Les femmes sont également sont également une population plus vulnérables, elles forment 56 % du public rencontré par l’association.

Solidement ancrée dans notre pays, la pauvreté s’accompagne d’un discours stigmatisant vis-à-vis de la population touchée. Le Secours populaire cite une enquête qu’il a réalisé, pour 72 % des personnes interrogées, les préjugés sont véhiculés par chacun d’entre nous, bien plus que les médias, les réseaux sociaux ou encore les hommes politiques.

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Tutelles, curatelles, vers une évolution de la protection juridique ?

8 novembre, 2017 - 18:32

L’objectif du gouvernement est de « mieux garantir l’autonomie des personnes protégées ». C’est le principe fondamental mis en avant par Nicole Belloubet devant les professionnels de la protection juridique. Pour cela le gouvernement veut réduire le nombre de situation où les personnes sont placées sous des mesures de tutelles qui limitent leurs droits de façon trop importante. Aujourdhui plus de 700 000 personnes en France font l'objet d'une mesure de protection juridique.

Se mettre en conformité avec la convention internationale des droits des personnes handicapées.

La ministre de la justice veut mettre la France en conformité avec la convention internationale des droits des personnes handicapées et faire évoluer les mesures de restriction de liberté vers des mesures mesure d’aide et d’accompagnement de la personne. Dans son discours devant les associations tutélaires, Nicole Belloubet imagine de sortir du système de mesures à trois niveaux (sauvegarde, curatelle, tutelle) pour créer une « mesure judiciaire unique » variable et ajustable en fonction des besoins de la personne. La Garde des Seaux rappelle que, aujourd’hui, les mesures sont trop restrictives pour les personnes et qu’ainsi « 99% des tutelles prononcées sont des mesures générales s’appliquant tant aux biens qu’à la personne. » En clair, les personnes se voient non seulement restreint pour la gestion de leur budget ou de leur patrimoine mais aussi pour des questions privées comme le mariage ou le droit de vote. La Ministre estime que « c’est à juste titre (….)ce que nous reproche la Rapporteur spéciale des Nations Unies », faisant référence à la visite en France de la rapporteur spéciale de l’ONU sur le handicap en octobre.

Rebaptiser les juges des tutelles en "juges de la protection des majeurs"

Pour éviter de recourir à la tutelle (la forme la plus restrictive pour la personne), Nicole Belloubet propose de rebaptiser les « juges des tutelles » et de les appeler désormais « juges des protections des majeurs ». Ces juges nouvelle version, devraient rendre des décisions judiciaires «  adaptées à chaque situation individuelle, en précisant l’étendue de l’intervention du juge, en indiquant si le majeur doit être assisté ou représenté et en détaillant, dans les deux cas, les actes concernés ».

Enfin la Ministre de la justice souhaite que la réflexion porte sur l’exercice des droits fondamentaux des majeurs protégés. « Je pense au droit de vote, au droit au mariage, aux discriminations subies (…) comme l’interdiction totale de donner leur sang, même pour les majeurs sous curatelle et à la réalité de l’autonomie de la volonté en matière médicale et sociale. On peut en effet s’interroger sur la nécessité d’une autorisation du juge pour toute décision ayant pour effet de porter gravement atteinte à l'intégrité corporelle de la personne protégée : Est-il pertinent de prévoir l’autorisation du juge pour statuer sur une intervention chirurgicale préconisée par le médecin, lorsque le majeur et son protecteur y consentent ? » s’interroge Nicole Belloubet.

Le ministère va donc lancer « très rapidement un groupe de travail pour remettre à plat l’architecture des régimes de protection des majeurs. La ligne directrice doit être claire : il faudra prendre en considération à tout moment dans nos réflexions les droits fondamentaux des personnes vulnérables. »

Nicole Belloubet rappelle que le Premier Ministre lui a confié une mission pour « une meilleure mise en œuvre de l’accompagnement des personnes présentant une vulnérabilité, qu’elle soit due au handicap, au grand âge ou à la maladie. »

Rappelons enfin que pendant la  campagne électorale, Emmanuel Macron avait promis : « Nous améliorerons la protection juridique des majeurs sous tutelle (…)Nous développerons les moyens des services des tutelles afin de permettre un encadrement individualisé de qualité de ces personnes. »

Le texte intégral de l’intervention de Nicole Belloubet est sur le site du ministère de la justice.

Le compte rendu complet des Assises 2017 de la protection juridique des majeurs est sur le site .

 

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Les entreprises adaptées interpellent le gouvernement et défendent leur modèle

6 novembre, 2017 - 16:29

En France, près de 800 entreprises adaptées emploient 34 000 travailleurs handicapés. Ces sociétés appartiennent au secteur ordinaire, elles ont une particularité, elles emploient plus de 80 % de personnes en situation de handicap dans leurs effectifs.

Le projet de loi de finances 2018 suscite l’inquiétude de ce secteur, il prévoit une baisse de 6 % des dispositifs d’aide aux entreprises adaptées. (-4 % de l’aide au poste et de 22 % de l’aide spécifique pour ces structures). Selon l’Union nationale des entreprises adaptées (Unea), près de la moitié des entreprises adaptées pourraient se retrouver « dans le rouge » avec cette réforme, contre 20 % aujourd’hui. Avec le risque de faillites et de suppressions d’emplois. L'association a contacté des parlementaires pour déposer des amendements lors de l'examen du projet de loi de finances, ce 6 novembre elle a interpellé le président de la République et la ministre du Travail.

Des emplois générateurs de « gain social »

Selon l’Unea les emplois créés par les entreprises adaptées sont davantage un investissement qu’une subvention : « Ainsi KPMG a démontré qu’un emploi retrouvé par une personne handicapée est générateur d’un gain social pour la collectivité de plus de 11 000 euros par emploi créé » précisent les employeurs.

L’APF, l’Association des paralysés de France qui a créé plusieurs enteprses adaptées propose au gouvernement d’aller plus loin que le modèle existant. Serge Widawski, président d’APF Entreprises de « décontingenter » l’emploi au sein des entreprises adaptées, limité actuellement à 30 000 personnes.

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Le handicap mental en Prime time sur TF1 : la presse n'en dit que du bien

6 novembre, 2017 - 14:51

Le téléfilm "Mention particulière" diffusé par TF1 ce soir suscite une belle unanimité des critiques de télévision. Tous les grands quotidiens attribuent au téléfilm produit par Shine le mérite d'avoir trouver le ton juste pour parler du handicap.

 

C’est "Le Parisien" qui est sans doute le plus enthousiaste : « Humour et tendresse mais sans pathos » résume le quotidien qui consacre une page entière au téléfilm. Le journal admire la prestation de la comédienne elle-même trisomique, Marie Dal Zotto et  parle de « performance bluffante ». Le journal donne la parole à Marie Guillaumond, directrice de la fiction de TF1 « pour toucher un large public, il faut lui parler de lui ».

La Croix titre « Croire en la différence ». Le quotidien chrétien rappelle que le film a été primé en septembre du Festival de La Rochelle (prix du scénario et prix du meilleur espoir féminin). Cécile Jaurés rappelle que la trisomie 21 « est trop souvent synonyme d’exclusion »

 "Marie Dal Zotto est exceptionnelle"

Eva Roque sur Europe 1 est aussi séduite : « le pari était osé, il est réellement réussi Marie Dal Zotto est exceptionnelle. J’espère que l’audience sera au rendez-vous. » La presse télévision admire la comédienne handicapée. Télé-Loisirs invite ses lecteurs à « découvrir « l’éblouissante comédienne de TF1 » Allo Ciné a aussi été convaincu par la prestation de la comédienne en situation de handicap et parle de « La révélation Marie Dal Zotto » à propos de la comédienne.

 

L’Humanité n’en revient pas que TF1 diffuse ce téléfilm : « la surprise est d’autant plus grande que le film est une production TF1 » écrit Caroline Constant en conclusion de son article. Le quotidien communiste explique que « Mention particulière » est "un film sur la différence et la liberté".

 

Le Figaro décerne sa meilleure note des programmes télé au téléfilm de TF1. Le journal attribue un 16/20 à « Mention particulière », et se félicite que les scénaristes aient « donner la parole à ceux qui vivent le handicap dans leur chair et qui, au quotidien, sont soumis au regard et aux préjugés aussi bien attentionnés soient-ils des autres. »

 

Harry Roselmack et l’équipe de Sept à Huit ont consacré, eux, une interview à la comédienne à qui on donne la parole directement et sans le filtre de professionnels ou de la famille.  La jeune femme raconte au micro de Stéphanie Davoigneau qu’elle souhaite "vivre avec son amoureux". Très lucide elle explique : « je peux comprendre que ma mère ait peur que nous vivions ensemble, mais il faut qu’elle arrête. Je ne suis plus son bébé, j’ai bientôt 30 ans. Ça va beaucoup mieux quand je ne suis qu’avec lui et qu’il n’y a pas les parents qui s’interposent entre nous ». Une prise de parole directe trop rare dans les médias.

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Édouard Philippe demande à chaque ministre de désigner un responsable handicap

3 novembre, 2017 - 17:35

Edouard philippe rappelle que le handicap est "la priorité du quinquennat" d'Emmanuel Macron et qu'un plan d'action devra être mis en place dès le début de 2018. Le Comité Interministériel du Handicap (CIH) sera réuni tous les ans pour en vérifier la bonne mise en oeuvre. Pour cela le chef du Gouvernement demande la nomination dans chaque ministère d'un "haut fonctionnaire en charge du handicap et de l'inclusion".

Ce haut fonctionnaire devra avoir « l’autorité et la compétence » nécessaires. Il vérifiera en particulier que l’accessibilité universelle est bien prise en compte dans l’action des ministères et effectuer le suivi des décisions prises par le CIH qui le concernent.

Un diagnostic handicap pour chaque texte de loi

Ce haut fonctionnaire devra également rédiger sur chaque projet de loi la fiche « diagnostic handicap »  avant que le texte ne soit soumis au parlement. Il étudiera pour cela l’impact des textes de loi pour les personnes handicapées. En 2012, le Premier ministre de l’époque, Jean-Marc Ayrault avait publié une circulaire pour rendre obligatoire la prise en compte du handicap dans les lois soumises au parlement. Faute de moyen, ce principe n’a été que peu appliqué. Aujourd’hui Edouard Philippe s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur socialiste pour rendre effective cette circulaire.

La liste de ces hauts fonctionnaires devra être rendue publique et sera publiée sur le site du Gouvernement.

 

 

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Harcèlement de rue et handicap, le témoignage de Deza Nguembock

2 novembre, 2017 - 15:53

Dans la soirée du 30 octobre, Desa Nguembock quitte son travail tard. Cette femme est à la tête de l’agence de communication E&H Lab. Dans la rue vers 22h40, elle tombe nez à nez avec un homme corpulent qui tient dans sa main un cigare. Deza poursuit son chemin, mais le passant la suit. Elle se retourne et il entame la conservation, il souhaite notamment savoir pourquoi cette femme marche avec des béquilles. Quand il entend d'un handicap lié à une maladie survenue dans l'enfance, l'importun demande à son interlocutrice si elle a « la côte avec les hommes ».

Pour Desa Nguembock cette question illustre les stéréotypes sur les personnes handicapées et leur sexualité, comme si ces personnes n'avaient pas de sexualité.

A ce moment deux passants arrivent à proximité. Desa Nguembock crie à l’homme de s’en aller, et elle rejoint sa voiture. Après avoir témoigné sur Facebook cette femme compte bien tourner une vidéo à caractère éducatif car pour elle les hommes à l’origine de ce type de comportement cachent une fragilité dont il n’ont pas conscience. Elle pense aussi qu’on peut agir en éduquant les plus jeunes aux rapports entre hommes et femmes.

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